EDF : la direction décide d'une augmentation salariale de 1,65 %
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Les employés d'EDF vont voir leurs salaires augmenter de 1,65 %.
REUTERS - BENOIT TESSIER
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Les employés d'EDF vont voir leurs salaires augmenter de 1,65 %.
REUTERS - BENOIT TESSIER
La direction d’EDF a tranché, les salaires ne vont augmenter que de 1,65 %. L'entreprise a annoncé ce mercredi une « enveloppe globale d’augmentation » de 2,75 % pour 2026. C'est la CFE Énergies qui a, ensuite, détaillé que les salariés recevront 1,65 % d’augmentation individuelle.
Pourtant, après une série de rebondissements, le syndicat avait signé un projet d'augmentation de 1,7 %, lors des négociations salariales annuelles. Sauf que tous les autres syndicats ont boudé ce projet.
« À l’issue des négociations salariales d’entreprise, le projet d’accord n’a pas réuni les conditions légales de validité, en dépit de la signature d’une organisation syndicale représentative », a déclaré la direction d’EDF dans un message à l’AFP. Et finalement, la direction « a pris une décision unilatérale de l’employeur en retrait de 0,05 % par rapport au projet d’accord, soit 1,65 % », a affirmé la CFDT à l’AFP.
Pour rappel, en début de semaine, la CFE CGC, la CGT, la CFDT et FO étaient appelées à se positionner sur deux accords proposés par la direction concernant des augmentations individuelles en 2026, l’un pour les salariés relevant du statut des industries électriques et gazières et l’autre pour les non-statutaires.
La CFE Énergies a signé, craignant que la non-signature des trois autres organisations ne se traduise par des augmentations « inférieures à celles proposées dans les accords soumis à signature ».
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Mais les autres syndicats n'ont pas vu les choses de la même manière. La CFDT disait « compter sur l’esprit de responsabilité de la direction, qui, après avoir refusé la proposition à 1,80 %, ne peut prétexter l’absence de signature pour prendre le risque social de 'punir' les salariés un peu plus encore ». Finalement, la direction a tout de même baissé le taux d'augmentation.
Cette mesure est motivée par la volonté de l'énergéticien public de faire des économies. Dans la même optique, EDF veut dégager des marges de manœuvre financières via « d’éventuelles cessions » d’actifs, en parallèle de son plan d’économies de 5 milliards d’euros sur cinq ans. Le groupe espère ainsi réduire une dette abyssale de 54,3 milliards d’euros à fin 2024, alors que la Cour des comptes s’est récemment inquiétée de ses perspectives financières.
Sauf que ces mesures d'économies, conjuguées à un management jugé autoritaire du nouveau PDG Bernard Fontana, ont tendu le climat social.
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