L’Iran officialise la création d'une autorité pour réguler le détroit d’Ormuz
latribune.fr

Selon Lloyd's List, la PGSA serait "chargée d'approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit d'Ormuz".
DR
latribune.fr

Selon Lloyd's List, la PGSA serait "chargée d'approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit d'Ormuz".
DR
L'Iran a officialisé lundi la création d’une nouvelle structure dédiée à la gestion du détroit d’Ormuz. Cette initiative marque une étape supplémentaire dans la volonté de Téhéran de renforcer son contrôle sur ce passage stratégique par lequel transite habituellement près d’un cinquième des flux pétroliers mondiaux.
La nouvelle entité, baptisée Autorité du détroit du Golfe Persique (PGSA, Persian Gulf Strait Authority), dispose désormais d’un compte officiel via lequel elle diffusera « des mises à jour en temps réel sur les opérations » dans le détroit. L’annonce a été relayée par le Conseil suprême de sécurité nationale ainsi que par la Marine des Gardiens de la Révolution.
Les prérogatives exactes de cette structure n’ont pas été précisées. Mais selon le média spécialisé Lloyd’s List, elle serait « chargée d’approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit d’Ormuz ». Les navires traversant la zone devront également transmettre des informations détaillées sur leur propriété, leur assurance, leurs équipages et leur itinéraire prévu.
La télévision d’État Press TV avait déjà présenté cet organisme comme un « système destiné à exercer la souveraineté » de l’Iran sur le détroit d’Ormuz. Dimanche, Ebrahim Azizi, chef de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, a affirmé que le pays avait « mis en place un mécanisme professionnel de gestion du trafic » dans cette zone maritime, dont la mise en œuvre serait imminente.
Depuis le début de la guerre, déclenchée fin février par une offensive américano-israélienne, Téhéran insiste sur le fait que le trafic maritime dans le détroit « ne retrouverait pas sa situation d’avant-guerre ». Le mois dernier, l’Iran a également annoncé avoir perçu ses premiers revenus issus de péages imposés sur les navires transitant par Ormuz, confirmant une stratégie de monétisation progressive de ce passage stratégique.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

latribune.fr