États-Unis : Pour financer la relance du nucléaire, Trump compte sur le Japon
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La centrale de Three Mile Island en Pennsylvanie.
REUTERS - Jonathan Ernst
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La centrale de Three Mile Island en Pennsylvanie.
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Le deuxième mandat de Trump prend une tournure bien différente de celle de son premier passage à la Maison-Blanche pour les acteurs de la filière nucléaire. Alors que les entreprises du secteur gardaient en mémoire le douloureux souvenir d’une hécatombe des réacteurs atomiques, asphyxiés économiquement par la concurrence des centrales électriques fonctionnant au gaz de schiste, ils ont, désormais, largement de quoi être rassurés.
Hier, le gouvernement a dévoilé vouloir investir 80 milliards de dollars dans la construction d’une dizaine de nouvelles centrales atomiques de type AP 1000, grâce à un partenariat avec l’entreprise Westinghouse, détenue par deux acteurs canadiens : le fonds d’investissement Brookfield et le spécialiste de l’uranium Cameco.
Pour l’heure, aucun projet précis n’a été dévoilé, le choix des sites n’ayant pas encore été finalisé. Une fois construites, les centrales n’auront pas vocation à être détenues et exploitées par l’État, mais celui-ci devrait capter 20 % des bénéfices dégagés après un certain seuil. Selon l’accord passé, le gouvernement américain aura également la possibilité, sous certaines conditions, de contraindre Westinghouse à s’introduire en Bourse.
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Cette annonce s’inscrit dans le prolongement de la publication, l’été dernier, d’un décret baptisé « redynamiser le parc nucléaire industriel » après que Donald Trump a musclé les ambitions nucléaires du pays. Tandis que son prédécesseur souhaitait tripler les capacités atomiques pour atteindre 300 gigawatts à l’horizon 2050, l’homme d’affaires a rehaussé la cible pour atteindre 400 GW dans le même délai. Ce qui représente un quadruplement des capacités du parc actuel, le plus vaste du monde avec ses 94 réacteurs, même si la part de l’atome représente à peine 20 % du mix électrique des États-Unis.