Des casques estampillés du logo EDF empilés au sein de la centrale nucléaire de Penly. Laquelle doit accueillir deux nouveaux réacteurs de type EPR 2.
REUTERS - BENOIT TESSIER
Le secteur du nucléaire représente désormais près de 250 000 emplois en France alors que, depuis 2015, les effectifs stagnaient autour de 220 000 emplois. Preuve, selon le syndicat professionnel du secteur, que la relance de l’atome est bien enclenchée.
Les effectifs de la filière de l’atome civil ont enregistré « une augmentation visible de l'ordre d'une dizaine de pourcents », s’est félicité Xavier Ursat, président du Gifen, le syndicat professionnel des entreprises du nucléaire, lors d’un point presse qui s'est tenu ce mardi matin à quelques jours de l’ouverture du World Nuclear exhibition. Cette grand messe du secteur prévoit d'accueillir quelque 1 000 exposants et 25 000 visiteurs.
A cette occasion, le Gifen a présenté la 3ème édition de son programme Match, qui vise à préparer au mieux les besoins de recrutements de la filière, composée en très grande majorité de petites entreprises, dans le cadre de la relance du nucléaire.
Un sursaut après des années de stagnation
« Nous nous situons à un moment assez unique depuis 40, 50 ans », a rappelé celui qui est aussi le directeur exécutif d’EDF chargé de la stratégie. La filière doit non seulement prolonger le plus longtemps possible les centrales nucléaires existantes, tout comme les installations dédiées aux traitements des combustibles usés et des déchets, mais aussi s’atteler à la construction de six nouveaux réacteurs de type EPR 2 et de nouvelles installations dédiées au cycle du combustible.
Alors que la publication de la nouvelle feuille de route énergétique accuse désormais plus de deux ans de retard et que le calendrier autour du nouveau nucléaire a déjà subi un décalage, (la mise en service de la première paire d’EPR 2 à Penly, en Normandie, est désormais attendue au plus tôt en 2038 et non plus en 2035), le syndicat affirme que cela n’a pas « d’impact significatif » sur la filière. Laquelle s’est d'ores et déjà mise en ordre de bataille, chiffres à l’appui.
Fin 2024, le secteur employait ainsi 247.000 équivalents temps plein au sein d'environ 2 000 entreprises, alors que, depuis un dizaine d’années, la filière stagnait autour de 220 000 emplois directs et indirects. Ce qui représente, peu ou prou, une augmentation de 12%, même si les paramètres entre ces deux photographies ne sont pas forcément identiques, précise-t-on.
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