« Une conduite inacceptable » : BP se sépare de son président sur le champ

Le géant britannique a vu son bénéfice annuel fondre de 86 % en 2025.
/FW1FP/barbara Lewis - REUTERS - Luke MacGregor

Le géant britannique a vu son bénéfice annuel fondre de 86 % en 2025.
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BP se sépare du président de son conseil d'administration « avec effet immédiat ». « Le conseil a été surpris et déçu d'apprendre l'existence de problèmes de supervision en matière de gouvernance et de conduite qu'il juge inacceptables, et il a pris des mesures décisives », a expliqué Amanda Blanc, l'une des administratrices du géant pétrolier britannique, citée ce mardi 26 mai dans un communiqué, qui ne détaille pas les faits reprochés à Albert Manifold.
Le titre perdait 6,10 %, à 517,60 pence, vers 14 heures, après avoir reculé de presque 10 % immédiatement après cette annonce, par rapport à sa clôture de vendredi, la Bourse de Londres étant restée fermée lundi en raison d'un jour férié au Royaume-Uni. L'administrateur Ian Tyler a été nommé pour assurer l'intérim jusqu'à la nomination de son successeur.
Âgé de 63 ans, Albert Manifold avait pris ses fonctions à la tête de son conseil d'administration le 1ᵉʳ octobre dernier à la place du Norvégien Helge Lund, dans le cadre d'une vaste révolution interne après une désastreuse tentative de virage vert.
Une nouvelle directrice générale, l'Américaine Meg O'Neill, a pris ses fonctions début avril avec pour mission de mettre en œuvre un plan de redressement du groupe. Le géant britannique, dont les performances ont décroché ces dernières années par rapport à celles de ses rivaux, a vu son bénéfice annuel fondre de 86 % en 2025 – après avoir déjà chuté à pic un an plus tôt – plombé alors par la baisse des prix du pétrole et une lourde charge liée à la transition énergétique.
À peine en poste, Meg O'Neill a dû faire face lors de l'assemblée générale annuelle à un désaveu cinglant de ses actionnaires, qui ont largement rejeté deux résolutions vues comme un recul de la transparence, notamment sur sa stratégie climatique.
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Albert Manifold, qui a auparavant exercé comme directeur général du géant des matériaux de construction irlandais CRH de 2014 à 2024, avait pour sa part affronté un coup de semonce personnel, la résolution sur son élection ayant reçu plus de 18 % de votes défavorables.
La grogne avait commencé après le refus de l'entreprise de soumettre au vote une résolution de l'organisation d'actionnaires activistes Follow This, demandant à BP de présenter une stratégie « dans des scénarios de baisse de la demande de pétrole et de gaz ».
(Avec AFP)