Commande publique : pourquoi acheter « made in France » ferait gagner plus à l’économie
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le made in France dans la commande publique, la solution face à la dette publique ?
ER/La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le made in France dans la commande publique, la solution face à la dette publique ?
ER/La Tribune
En cette période de crise budgétaire et de lutte contre le déficit public, la commande publique française doit-elle se permettre d'acheter davantage de produits « made in France », même plus onéreux pour l'État ? La réponse est un grand « oui », d'après une étude réalisée par le cabinet KPMG et consultée en exclusivité par La Tribune. Commandée par l'Union des industries textiles (UIT), cette étude va être présentée au Congrès des maires, qui ouvre ce mardi à Paris, dans le souci de sensibiliser les pouvoirs politiques.
En plus d'entretiens qualitatifs avec des dirigeants, le cabinet d'audit et de conseil s'est appuyé sur les bilans comptables de 66 entreprises du textile, avec des profils différents (importateur, production exclusivement française, ou modèle mixte). Et les résultats sont plutôt surprenants à l'heure où la France cherche de nouvelles recettes fiscales et sociales. Si la commande publique faisait appel davantage au « made in France », 84 % du chiffre d'affaires d'une entreprise industrielle textile - dont la production est exclusivement en France - seraient réinjectés dans l'économie nationale.
À lire également
Dans le détail, d'après la synthèse de l'étude, 62 % seraient des retombées économiques directes via les salaires, la sous-traitance et les achats locaux. 15 % se transformeraient en retombées fiscales et sociales. Enfin, 7 % seraient reversés dans les caisses de l'État par de la consommation indirecte soumise à la TVA.