Le Slip français lance une ligne de tee-shirts à 7 euros
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Le prix de vente des sous-vêtements de la marque a été divisé par deux.
LTD/Gautier Lemeille
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Le prix de vente des sous-vêtements de la marque a été divisé par deux.
LTD/Gautier Lemeille
L’adage dit qu’il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. Le Slip français a décidé d’en faire abstraction en mélangeant les slips et les tee-shirts. Fondée en 2011 et jusqu’à présent totalement dévolue à la production de sous-vêtements, la PME spécialisée dans le textile made in France se lance un nouveau défi.
« Nous n’imaginons pas que le chiffre d’affaires autour de notre produit historique va doubler, justifie auprès de La Tribune Dimanche Guillaume Gibault, le président du Slip français. Il s’agit avant tout d’un bien d’équipement. Nous avons donc besoin d’un nouveau relais de croissance pour assurer notre pérennité. »
L’entrepreneur va ainsi se lancer sur le marché du tee-shirt de l’image, c’est-à-dire le vêtement personnalisable offert ou vendu à l’occasion d’un important événement sportif, culturel, ou pourquoi pas pour habiller les collaborateurs d’une entreprise. « Les organisateurs de ces manifestations, tout comme les directions d’entreprise, ont une responsabilité sociétale quant à la provenance de leurs produits, poursuit l’entrepreneur. Nous voulons aller chercher ce marché qui, aujourd’hui, est dominé par les usines du Portugal. »
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Pour tenter de revenir dans la compétition européenne, dans une France pointée du doigt pour son coût du travail, Guillaume Gibault promet un prix agressif à ses clients : moins de 8 euros hors taxe le tee-shirt. Suffisant pour chiper des contrats à l’Europe du Sud ? L’avenir le dira, mais Le Slip français veut y croire face aux volumes imposants qui se dressent devant lui. Selon le dernier baromètre Refashion, ce sont 434 millions de tee-shirts qui inondent le marché tricolore chaque année, dont seulement 3 % sont fabriqués dans l’Hexagone.