La PME spécialisée dans la fabrication de pièces pour avions vient d’annoncer son projet de cotation sur la nouvelle Bourse française Lise. Son PDG, Stéphane Trento confie à La Tribune les raisons qui l’ont poussé à choisir ce tout nouveau mode de financement.
Est-ce un épiphénomène ou une véritable révolution dans le monde du financement des petites entreprises françaises ? Ce jeudi, ST Group a annoncé son projet d’introduction dans la toute nouvelle Bourse parisienne Lise. Le 9 avril, la PME toulousaine va ainsi ouvrir la période de souscription en vue de sa cotation.
Cette entreprise créée en 1998 dans la région de Toulouse est spécialisée dans la fabrication de pièces en composite pour avions et dans les structures de drones. Faisant partie de la base industrielle et technologique de défense (BITD), l’entreprise travaille pour de nombreux géants de la défense comme Airbus, et Dassault.
Elle fait office de pionnière en s’aventurant sur les marchés financiers au travers de la place boursière Lise ayant ouvert ses portes en fin d’année dernière. Son PDG nous explique les raisons de ce choix audacieux.
LA TRIBUNE. Pourquoi avoir choisi de vous financer au travers d’une introduction sur la Bourse Lise ?
STÉPHANE TRENTO. Nous avons découvert cette nouvelle solution de financement lors d’échanges avec la direction générale de l’armement. C’est cette institution qui m’a présenté le projet Lise et cela nous a déjà donné un premier gage de confiance. Ensuite, nous avons discuté avec les équipes de Lise, et leur solution m’a semblé très pertinente pour nous financer. C’est une solution remarquable pour financer les PME.
Les fonds que nous allons lever vont nous servir à accélérer notre croissance et surtout à accompagner la progression de notre carnet de commandes qui n’a jamais été aussi important dans toute notre histoire. L’industrie de la défense, mais aussi de l’aéronautique civile et de l’aérospatial, est en plein essor. Airbus et d’autres de nos clients veulent accélérer la production d’avions et ils nous sollicitent de plus en plus. Il faut donc que nous montions en cadence et c’est justement ce que va nous permettre cette opération.
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