L’État prend la main sur le projet de raffinerie de nickel et cobalt à Bordeaux
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Visuel du futur site industriel, classé Seveso seuil haut, projeté par EMME en bord de Garonne, à Parempuyre.
EMME
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Visuel du futur site industriel, classé Seveso seuil haut, projeté par EMME en bord de Garonne, à Parempuyre.
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Les opposants au projet de raffinerie prévue sur un terrain inondable en bord de Garonne, à 10 kilomètres au nord de Bordeaux, y ont cru jusqu’au bout. Mais le préfet a finalement fermé la porte à l’organisation d’un débat public permettant à Bordeaux Métropole de se prononcer formellement sur les conclusions de l’enquête publique relative au projet EMME (Electro Mobility Materials Europe).
Pour rappel, il s’agit d’implanter à Parempuyre une raffinerie de cobalt et de nickel, classée Seveso seuil haut, pour alimenter le marché des batteries pour véhicules électriques.
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Un avis favorable a été rendu, mi-février, à l’issue d’une enquête publique qui a beaucoup mobilisé les opposants au projet. Mais la campagne électorale n’a pas permis aux 104 élus de Bordeaux Métropole de se réunir dans les délais pour en débattre et se prononcer sur cet avis favorable. Une anomalie qui a poussé les opposants aux projets puis la Métropole à demander une dérogation au préfet de Gironde. Mais ce dernier « ne dispose d’aucune faculté de proroger les délais applicables », a-t-il répondu mi-avril. Fermant, de fait, la porte à la possibilité de prendre en compte l’avis des maires et conseillers métropolitains nouvellement élus.
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