Face à l'offensive chinoise, l'Europe dégaine son arsenal législatif pour protéger ses usines
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L’Europe dévoile sa boîte à outils industrielle.
Unsplash
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L’Europe dévoile sa boîte à outils industrielle.
Unsplash
« Enfin… ! Je doutais que ce jour arrive », lâche, soulagé, un officiel de la Commission européenne. Après « un nombre record de réunions pendant six mois », Bruxelles a dévoilé le contenu de son Industrial Accelerator Act (IAA), ou loi d’accélération industrielle. C’est un soulagement pour les instances européennes, tant les désaccords étaient nombreux entre les différents services et les États membres.
« Cela a été compliqué car nous changeons une doctrine traditionnelle de l’Europe », poursuit ce diplomate. Pourtant, l’urgence est avant tout sociale : « Depuis le début de ce mandat, nous avons perdu 200 000 emplois industriels dans l’automobile et les industries énergivores à cause de la concurrence chinoise injuste ».
L’industrie automobile concentre une grande partie de ces pertes. De fait, l’IAA s’adresse en premier lieu à ce secteur. Le texte prévoit qu’après sa promulgation, les batteries des véhicules électriques devront contenir trois composants exclusivement européens sous six mois (dont les cellules). Trois mois plus tard, ce chiffre montera à cinq composants, dont la cathode, un élément clé de cette technologie, ainsi que le système de gestion de la batterie. De plus, cette loi imposera un taux global de contenu européen de 70 %, hors batterie, qui inclura le moteur dans un second temps.