EXCLUSIF. Dans quelques jours, les candidats intéressés par la reprise des actifs de Brandt devront officiellement abattre leurs cartes, pour prendre possession en partie des marques et des deux usines de l'ancien acteur de l'électroménager made in France. Les marques d'intérêt ne manquent pas selon des informations de La Tribune.Plus que sept jours. Dans une semaine, les acteurs intéressés par la reprise des actifs de l'ancien industriel de l'électroménager Brandt devront avoir remis leurs offres aux liquidateurs. Dans ce dossier, ce sont les mandataires judiciaires Marc Sénéchal et Pierre Bourion du cabinet BTSG qui sont à la manœuvre. Mais bien que la liquidation ait été prononcée au début du mois de décembre, Bercy suit de près l'évolution du dossier. Pour preuve, Sébastien Martin, ministre délégué à l'Industrie, s'est entretenu mardi 20 janvier avec des élus locaux sur l'avenir des deux usines françaises de l'ancienne société.
D'après des informations collectées par La Tribune, les actifs de Brandt, morceau d'histoire de l'industrie tricolore, suscitent des convoitises. Selon nos informations, « une quarantaine de marques d'intérêt » ont été remontées aux liquidateurs. De par la médiatisation du dossier et son historique, les prises de contacts seraient suffisamment nombreuses avec différentes entités pour espérer une issue favorable.
Pour l'heure, aucune offre ferme n'a été déposée, ce qui n'est pas surprenant dans ce type de dossier où les offres sont généralement déposées dans les dernières heures en s'appuyant sur les données présentes dans la data room à disposition des candidats.
Si Bercy n'a plus la main dans ce dossier, il aimerait tout de même que les deux usines, situées à Saint-Jean-de-la-Ruelle, près d’Orléans (Loiret), et à Vendôme (Loir-et-Cher), aient un avenir industriel. « Les scénarios possibles sont très variés », ne cache pas un fin connaisseur du dossier. Certains candidats pourraient être intéressés uniquement par les marques de Brandt (Vedette, Sauter et De Dietrich) pour relancer une gamme de produits. D'autres pourraient être intéressés uniquement par le parc machines ou uniquement par les murs et le foncier. Mais une reprise totale par un seul et même acteur est à exclure : « Brandt, c'est terminé ! », insiste une source.