Sous pression, l’industrie doit améliorer son bilan environnemental. Dans l’Hérault, l’entreprise Hexis, qui produit chaque année 25 millions de m2 de films adhésifs en PVC, tente d’améliorer son empreinte écologique.L’industrie change : elle innove et se verdit. C’est à cette amélioration de son empreinte écologique que travaille l’entreprise héraultaise Hexis, producteur et distributeur de films adhésifs (en PVC) et acteur majeur du marché de la communication visuelle, de la signalétique et du covering. Basée à Frontignan, elle emploie 330 salariés en France, 450 au total dans le monde où elle compte douze filiales, pour un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros (dont 96 en France). Ses produits sont fabriqués sur deux sites, à Frontignan et à Hagetmau dans les Landes.
Hexis vend ses produits via des distributeurs ou directement à des transformateurs-applicateurs qui appliqueront ses films sur divers supports maritimes, aéronautiques, trains, voitures, etc. Parmi ses références, la SNCF « pour qui on remplace la peinture par des solutions adhésives et du pelliculage anti-graffiti pour surfaces complexes », précise Clément Mateu, directeur général de Hexis, mais aussi Le Petit Forestier, le métro de Londres, le tramway de Montpellier, l’Armée française ou Airbus Hélicoptère.
25 millions de m2 de films
La concurrence est rude pour le fabricant français qui se retrouve face à des géants américains omniprésents en Europe, tels 3M et Avery Dennison, ou encore l’allemand ORACAL.
Pour conserver son leadership, l’entreprise héraultaise mise sur l’innovation et revendique investir près de 3 % de son chiffre d'affaires dans la R&D, avec « une vingtaine de docteurs en chimie dans nos laboratoires », souligne Clément Mateu.