Le 29 août dernier, le ministère de l'Agriculture s'était montré confiant sur une éradication possible de la dermatose nodulaire qui fait trembler les éleveurs laitiers. La découverte d'un nouveau foyer, qui réalise un bond de 100 kilomètres, suscite à...
Alors que l'épidémie de dermatose nodulaire bovine semblait en train d'être contenue depuis l'apparition d'un dernier cas dans l'Ain début septembre, un nouveau foyer situé dans le Rhône inquiète et étend à nouveau la zone réglementée.
Ce week-end, l'inquiétude de la profession agricole est remontée d'un cran. Depuis jeudi, l'apparition d'un nouveau cas de dermatose nodulaire au sein d'un élevage laitier de Saint-Laurent-de-Chamousset, dans les monts du Lyonnais, fait figure d'exception. Car jusqu'ici, l'avancée de la vaccination engagée mi-juillet couplée aux mesures d'abattage total des troupeaux touchés semblait avoir fait ralentir l'épidémie.
cela porte à 79 le nombre de foyers détectés au sein de 47 élevages, mais jusqu'ici, ils se cantonnaient à des secteurs limitrophes sur les départements de la Haute-Savoie, de la Savoie, et de l’Ain.
L'annonce, cette fin de semaine, d'un nouveau cas positif confirmé dans le Rhône (alors que le dernier cas enregistré remontait au 6 septembre dernier dans l'Ain) interroge surtout quant à la propagation de la maladie. Car cette fois, le virus aurait réalisé un bond de 100 kilomètres, passant au-delà de la zone réglementée des 50 kilomètres, où s'appliquaient jusqu'ici les mesures les plus strictes de transport et de vaccination obligatoire des bovins.
Des questions sur l'origine de cette contamination
Une apparition qui relance des questionnements sur l'origine de la contamination, alors que les mouches-piqueuses à l'origine de la maladie ne voyageraient, selon les experts, que sur un rayon d'environ 5 kilomètres.
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Depuis, une nouvelle zone réglementée de 50 kilomètres de rayon a été instaurée, englobant ainsi la quasi-totalité des communes du département de la Loire, soit 276 communes sur 320 ainsi que 51 communes de l’Isère.
« Afin d’éradiquer au plus vite la maladie, des mesures de surveillance, de restriction aux mouvements d’animaux et le déploiement de la vaccination y sont prescrits », a confirmé le Ministère de l'Agriculture le 19 septembre. Et ce, alors que le ministère se montrait confiant dans la perspective d'une « éradication » totale de la maladie sur l'ensemble du territoire français lors d'un point d'étape réalisé le 29 août dernier.