OPINION. « L’égalité des chances, c’est bankable ! »
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Et si les effigies étaient nos tandems gagnants : nos filleules et leurs marraines, citoyennes engagées et collaboratrices dans nos entreprises ? Pour mettre en avant celles que l’on ne voit pas et qui, pourtant, ont toute leur place dans tous les lieux où l’avenir se dessine : les jeunes femmes des milieux populaires et ruraux ? Et si on imprimait l’égalité des chances en marche ?
Egalité des chances : mantra que l’on peut répéter à loisir. Pour les filles qui grandissent dans les quartiers prioritaires de la ville, en milieu rural, dans les villes moyennes désertées, bref dans cette France dite « périphérique » ; pour elles, plus encore que pour les garçons, c’est tout sauf une réalité : aux écueils conjugués de l’origine sociale et géographique vient s’ajouter celui du genre. Le plafond triple vitrage. On ne les voit pas, on ne les entend pas, on ne leur donne pas la possibilité de déployer leurs ailes. Juste un chiffre : aujourd’hui, seules 6,6 % des femmes vivant dans les quartiers prioritaires de la ville occupent des postes de cadres, contre 23,1 % pour celles vivant ailleurs.
Et pourtant : elles incarnent cette résilience, cette détermination, cette capacité d’adaptation à un environnement moins favorable, cette force de transformation, toutes ces qualités dont notre société, et nos entreprises aussi, ont tant besoin face aux soubresauts contemporains. Oui, elles sont notre chance !
A condition de leur donner tous les moyens pour exprimer leur plein potentiel. C’est ce que nous faisons au sein de Capital Filles.
La base d’abord, indispensable : des ateliers dans les lycées pour déconstruire les stéréotypes de genre, lutter contre l’autocensure, et insister sur la mixité des métiers. Ensuite, du mentorat individuel par des professionnelles engagées. Nos filleules découvrent ainsi des filières d’avenir dont certaines ne connaissaient même pas l’existence, le développement durable, les métiers de la tech. La tech, parlons-en : dès que l’on prononce ce mot, beaucoup nous répondent « ah non, ce n’est pas pour les filles ! ». Heureusement que nous avons dans notre galaxie Capital Filles des data scientists, des codeuses, des expertes en cyber, des ingénieures, de fantastiques rôle modèles ! Et soudain, le champ des possibles s’ouvre. Pour choisir sa voie. Nos marraines sont là pour aider à trouver un stage car les filles des quartiers populaires n’ont pas de réseau. Nos marraines sont là pour défricher la jungle de Parcoursup, pour le dernier coup de collier avant un examen. Nos marraines sont là pour aider à rédiger un CV, une lettre de motivation. Un accompagnement sur mesure pour un objectif unique : la confiance en soi, première clé de la réussite.
Les résultats sont là : 68 % de nos filleules obtiennent le bac avec mention (contre 58% pour la moyenne nationale - Source : Ministère de l’Education nationale) ; 92 % d’entre elles poursuivent des études supérieures, dont 20 % en filière scientifique, 16 % en apprentissage et 6 % en classes préparatoires (Etude d’impact EY 2023-2024).
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Une ancienne filleule qui a intégré aujourd’hui une grande école témoignait récemment :
« Capital Filles, ça a été comme un coup de baguette magique. »
Nous voulons être des révélateurs de talent. Mus avant tout par l’envie de refaire société. Mus aussi par la conviction que dans un contexte de tensions sur le marché du travail, de nécessité de réindustrialisation, de transition numérique et écologique, notre pays a besoin de toutes les compétences.
Nous avons impulsé depuis douze ans une belle dynamique collective entre les entreprises membres de l’association, les marraines citoyennes et l’Education Nationale. Un coup de chapeau particulier aux équipes très engagées dans nos lycées partenaires, notamment nos ambassadeurs.
Notre modèle fait de transmission, de solidarité, de pragmatisme et de coopération fonctionne. Alors nous appelons les pouvoirs publics, les entreprises et la société civile à démultiplier cette dynamique, à agir, ensemble, pour la réussite des jeunes femmes des milieux populaires. Parce que nous avons besoin d’elles. Parce qu’il est temps de laisser la place à leur grande valeur. Parce que la fragmentation ne mène nulle part. Et parce que l’égalité des chances est bankable !
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(*) Signataires
Hi Lane Siraut, Diversity, Equity & Inclusion (DEI) Manager, Airbus
(**) Campagne créée par l’agence Glory Paris
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