• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « La République islamique dans une impasse historique »

Hamid Enayat

Publié le 02 juillet 2026 à 08:40

Hamid Enayat

Hamid Enayat

DR

L'essentiel de l'actualité

jeudi 2 juillet

  • Défense: l'allemand Quantum Systems lève 1,2 milliard de dollars
  • Canicule: la CFDT veut des plans d'action négociés dans les entreprises au printemps 2027
  • L'amende de l'UE de 4,1 milliards d'euros à Google confirmée
  • Défense : le groupe franco-allemand KNDS repousse son entrée en Bourse
  • Kevin Warsh confirme que les risques d'inflation ont diminué
Voir plus

Le Quotidien Numérique

02 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La découverte inattendue des scientifiques face aux déchets radioactifs au fond de l'océan

  • 2

    OPINION. « Pourquoi l’Europe doit suspendre la facturation électronique obligatoire »

  • 3

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 4

    Sécurité : Verney-Carron décroche un nouveau contrat pour équiper les forces de l’ordre françaises

  • 5

    Pourquoi la République démocratique du Congo occupe une place unique sur les marchés de minerais

  • 6

    Or : pourquoi le premier producteur africain veut augmenter les réserves de sa banque centrale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La République islamique est peut-être entrée dans la phase la plus critique de son histoire. Pour la première fois depuis sa fondation en 1979, chacune des options qui s'offrent à ses dirigeants menace les fondements mêmes de sa survie.

Par Hamid Enayat, politologue spécialiste de l’Iran

Refuser tout compromis avec les États-Unis risquerait d'accélérer l'effondrement économique et d'alimenter une nouvelle vague de contestation populaire. Mais accepter un accord avec Washington reviendrait à fragiliser les piliers idéologiques sur lesquels le régime s'est construit depuis plus de quarante ans. Dans les deux cas, le risque est identique : voir les divisions du sommet menant au soulèvement dans la société.

Les indicateurs économiques illustrent l'ampleur de cette impasse. Plusieurs économistes iraniens mettent aujourd'hui en garde contre une aggravation sans précédent de la crise. Hojjatollah Mirzaei, ancien directeur des caisses nationales de retraite, estime que la croissance pourrait tomber cette année entre –8,5 % et –10 %, tandis que près de 4,5 millions d'Iraniens supplémentaires basculeraient sous le seuil de pauvreté. Dans un tel contexte, l'hypothèse d'une inflation à trois chiffres et d'une nouvelle dépréciation de la monnaie nationale n'apparaît plus comme un scénario extrême.

Confrontée à une inflation à trois chiffres, à l'effondrement de la monnaie nationale et aux coûts considérables d'une guerre vaine, une partie importante des centres de décision est désormais parvenue à une même conclusion : sans une réduction des tensions avec les États-Unis, le statu quo n'est plus tenable. Mais ce qui apparaît comme une nécessité économique est perçu, par une autre partie du pouvoir, comme un danger existentiel.

Depuis sa création, la République islamique est traversée par des rivalités entre deux grandes factions. Toutes deux poursuivent le même objectif — assurer la survie du régime — mais divergent profondément sur les moyens d'y parvenir. Autrefois, cette opposition opposait les soi-disant « réformateurs » aux « conservateurs ». Aujourd'hui, le clivage est plus profond et plus radical.

D'un côté se trouve le courant Pâydari, dirigé par Saïd Jalili, candidat à la dernière élection présidentielle et longtemps considéré comme le favori du précédant guide suprême Ali Khamenei, tué dans les bombardements du février dernier. Ce courant, qui représente largement le noyau idéologique le plus intransigeant du régime, estime que tout accord avec Washington ouvrirait la voie à l'effondrement de la République islamique. 

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

À l'inverse, une partie des Gardiens de la Révolution et du gouvernement considère que la poursuite de la confrontation conduirait à un effondrement économique dont les conséquences politiques pourraient devenir incontrôlables et déboucher sur un nouveau soulèvement populaire.

Ce conflit dépasse désormais les réunions à huis clos des dirigeants. Il est perceptible dans les médias, dans les prises de position publiques et jusque parmi les soutiens traditionnels du régime.

Pour les adversaires d'un rapprochement avec Washington, la question ne se limite nullement à l'économie.

La crise est encore aggravée par la question de la succession au sommet de l'État.

Depuis la mort d'Ali Khamenei, son successeur, Mojtaba Khamenei, ne semble pas disposer de l'autorité politique et religieuse qui permettrait de rétablir un consensus entre les différentes factions. Les arbitrages deviennent plus difficiles et les rivalités plus visibles.

Ses déclarations après la signature du protocole d'entente entre les présidents iranien et américain illustrent cette situation. Tout en autorisant l'accord, il a pris soin de préciser qu'il avait initialement une position différente et que cette décision reposait sur les garanties données par le président et le Conseil suprême de sécurité nationale.

Cette prise de position traduit une volonté de concilier deux impératifs contradictoires : accepter un compromis devenu difficilement évitable tout en évitant d'en assumer pleinement le coût politique auprès du noyau dur du régime. Elle rappelle le célèbre « calice empoisonné » évoqué par l'ayatollah Khomeiny lorsqu'il dut accepter le cessez-le-feu avec l'Irak en 1988.

Dans le même temps, les exécutions capitales connaissent une augmentation spectaculaire.

Selon les chiffres publiés, elles sont passées de 21 exécutions en avril à 73 en mai, puis 134 en juin.

Cette évolution peut être interprétée comme une tentative de compenser l'affaiblissement de la cohésion interne du pouvoir. L'histoire de la République islamique montre que les divisions au sommet ont souvent encouragé les mobilisations à la base. Pendant les conflits militaires, la menace extérieure contribuait à contenir les protestations. Avec la fin des hostilités, les autorités semblent craindre que les fractures internes ne rejoignent le profond mécontentement économique et social qui traverse le pays.

La République islamique est ainsi confrontée à un paradoxe dont elle peine à sortir.

Refuser un accord avec les États-Unis, c'est prendre le risque d'une aggravation de la crise économique et d'une montée de la contestation sociale.

L'accepter, c'est fragiliser le socle idéologique qui assure depuis des décennies la cohésion de son appareil sécuritaire et politique.

C'est précisément dans cette contradiction que réside aujourd'hui la véritable faiblesse du régime. Même si le protocole récemment signé ne débouche pas sur un accord global, il agit déjà comme un révélateur des fractures profondes qui traversent le pouvoir.

La République islamique est entrée dans une phase où chacune des décisions prises pour assurer sa survie risque, paradoxalement, d'accélérer les conditions d'un nouveau soulèvement populaire. Plus qu'un simple dilemme diplomatique, elle affronte désormais une impasse stratégique dont aucune des issues ne semble permettre de préserver simultanément sa stabilité économique, sa cohésion idéologique et son contrôle politique.

Hamid Enayat

Sur le même sujet

Sébastien Boussois

OPINION. « Européens, réveillez vous ! Les Américains sont nos alliés et célébrons ensemble leurs 250 ans ! »

Les Européens sont exceptionnels : ils ont été et veulent encore être, ce qui est tout à fait louable. Problème : l’Europe n’est qu’une puissance d’illusion et elle n’a pas les moyens de ses ambitions.

Idées & Débats
Karl Eychenne

OPINION. « Trump va baisser les taux »

Trump ne peut pas baisser les taux. Il n’en a ni le pouvoir, ni les arguments. Pourtant, il est fort probable qu’il les baisse.

Idées & Débats
Estelle Forget

OPINION. « Climat, logement, infrastructures : pourquoi continuons-nous à subir ce que nous avions prévu ? »

Depuis plusieurs jours, nous étouffons sous une nouvelle vague de chaleur. Les conséquences, nous les vivons tous au quotidien. L’hexagone est dans le rouge.

Idées & Débats
Arnaud Gangloff

OPINION. « La révolution IA ne se fera pas sans les salariés »

Le mois dernier, Éric Schmidt, ancien PDG de Google, se faisait huer par une promotion d’étudiants de l’université de l’Arizona alors qu’il défendait son plaidoyer en faveur de l’intelligence artificielle (IA). La scène a surpris - pourquoi cette génération, née avec le numérique, se montre-t-elle aussi hostile face à cette révolution technologique ?

Idées & Débats
Mehdi Houas

OPINION. « Une boussole pour le numérique dans un monde incertain »

Face aux ruptures technologiques et géopolitiques, l'Europe cherche sa voie numérique. Mehdi Houas propose une boussole stratégique : compétitivité, résilience et responsabilité.

Idées & Débats
Matthias Voelkel

OPINION. « La réglementation des cryptoactifs favorisera leur adoption »

La réglementation est un pilier fondamental de la confiance et de la sécurité dans les marchés de capitaux. Avec MiCAR (Markets in Crypto-Assets Regulation), l'Union européenne a introduit le premier cadre réglementaire global au monde pour les cryptoactifs.

Idées & Débats
Daniel Bensaid

OPINION. « Mercosur : le risque oublié d’une nouvelle vague de délocalisations »

Le débat français sur l’accord UE-Mercosur est aujourd’hui presque entièrement centré sur l’agriculture : concurrence sur le bœuf, la volaille, le sucre, l’éthanol, normes sanitaires, traçabilité, déforestation. Ces inquiétudes sont légitimes. Mais elles masquent peut-être un risque plus profond : celui d’une recomposition productive au détriment de l'Europe et particulièrement de la France.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « L’après-Starmer : la prévisibilité à l’épreuve »

Le départ de Keir Starmer dépasse le seul cas britannique. Il met en lumière un enjeu plus large : la capacité d’un État à préserver une trajectoire stratégique suffisamment prévisible pour ses partenaires.

Idées & Débats