• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « Budget 2026 : l’arbre qui cache la forêt »

Florence Blatrix-Contat et Brice Gaillard

Publié le 14 octobre 2025 à 07:00

Florence Blatrix-Contat et Brice Gaillard

Florence Blatrix-Contat et Brice Gaillard

DR

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 4

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 5

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 6

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
La France s’enferme dans une logique comptable à courte vue, ignorant les défis structurels et la justice fiscale. Le Parti socialiste appelle à un « mieux d’impôts », reposant sur une contribution accrue des plus aisés et des grandes entreprises, et réclame un grand débat national pour refonder durablement la politique financière de l’État.

Par Florence Blatrix-Contat, Sénatrice de l’Ain, Secrétaire nationale du Parti Socialiste aux comptes publics et Brice Gaillard, Secrétaire national du Parti Socialiste aux finances publiques (*)

Trois Premiers ministres se sont succédé en quelques mois, chacun épuisé par la tentative de poursuivre une politique qui échoue depuis 2017 à répondre aux besoins du pays. Cette succession illustre l’impasse de gouvernements incapables de compromis et sourds aux nouveaux équilibres de l’Assemblée nationale.

Par obstination, le Président de la République nous entraîne dans une impasse budgétaire, ignorant les appels aux compromis et laissant le dogme l’emporter sur le partage de l’effort entre le capital et le travail, un équilibre pourtant essentiel à l’intérêt général.

Face à ce constat, il est tentant de se laisser distraire par les annonces ponctuelles, l’« arbre », mais il faut garder les yeux sur la « forêt ». Les conditions structurelles de préparation et d’examen du projet de loi sont profondément dégradées. Contrainte par le temps et marquée par une situation politique inédite sous la Vème République, cette loi de finances ne permettra ni une vision à long terme ni une réponse durable aux besoins de financement du pays.

Cette situation n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, le Parti socialiste alerte sur une dérive structurelle. La construction des lois de finances, centrée presque exclusivement sur la limitation des dépenses et enfermée dans la logique de l’annualité budgétaire, empêche toute projection crédible dans le temps et rend impossible l’anticipation des besoins de financement à moyen terme, pourtant essentiels pour la Nation.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Deux exemples suffisent pour comprendre l’ampleur du problème : malgré la création d’un secrétariat général à la planification écologique, aucune trajectoire de financement crédible n’a été définie. De même, aucun cadre durable ne permet de préparer l’explosion des coûts liés à la dépendance, alors que la pression financière ne fera que croître dans les années à venir.

Dans ce contexte, le rôle du Parlement et de l’opinion publique est crucial. La droite, fidèle à sa stratégie, continuera de réduire les moyens publics pour mieux en dénoncer ensuite l’impuissance de l’État. Mais un changement politique majeur mérite d’être souligné : le Parti socialiste, à travers son contre-projet présenté fin août, a remporté la bataille de l’opinion. Les Françaises et les Français expriment désormais un impératif clair : un rééquilibrage de la pression fiscale.

C’est ici que se joue le véritable choix politique. Face à une droite qui prône le « moins d’impôts », autrement dit la réduction de la capacité d’action de l’État, nous défendons le principe d’un « mieux d’impôts ». Ce « mieux » n’est ni punitif ni confiscatoire. Il repose sur une contribution accrue des plus aisés et des grandes entreprises. L’objectif est simple : redonner à l’impôt sa progressivité, que la politique d’Emmanuel Macron a méthodiquement affaiblie. En privilégiant le capital sur le travail, en supprimant l’ISF et en instaurant la flat tax, le macronisme a accentué les inégalités, tout en orchestrant une baisse globale de 62 milliards d’euros de recettes fiscales par an.

Le constat est clair, sans contribution des ultrariches et des grandes entreprises, aucun compromis social durable n’est possible. Les classes populaires et moyennes ne peuvent supporter seules le poids du désendettement. Il a un instant semblé que la réforme fiscale pouvait s’inscrire dans l’équité, tant le soutien à la taxe Zucman fut massif et transpartisan. Mais la pression des grandes fortunes, relayée par des prises de position publiques de figures économiques majeures, a mis fin à tout espoir de compromis. Leur message est limpide : préserver leurs privilèges prime sur l’intérêt général. La droite et ses alliés politiques, y compris le Rassemblement national dans le champ de l’ultra-richesse, s’inscrivent dans cette logique, garantissant que les mesures fiscales resteront faibles et injustes. 

Le projet de loi de finances 2026 ne peut se limiter à un exercice technique, ni se perdre dans une suite de compromis imparfaits. Il doit poser les bases d’un financement durable de l’action publique et d’une réorganisation claire des priorités nationales. Le Parti socialiste dispose de nombreuses propositions pour y parvenir. Mais pour ne pas nous en tenir à l’arbre qui cache la forêt, nous appelons à l’organisation d’un grand débat public national sur la fiscalité et son allocation. Ce débat est indispensable car il permettra de définir collectivement nos priorités, d’assurer la justice fiscale et de construire un État capable de financer ses ambitions, protéger ses citoyens et préparer l’avenir.

La bataille politique et parlementaire pour le projet de loi de finances 2026 ne fait que commencer. Elle doit être l’occasion de choisir entre deux logiques : celle d’un État affaibli et soumis aux intérêts des plus riches, ou celle d’un État fort, juste et capable de planifier l’avenir. Le Parti socialiste est prêt à défendre ce choix avec constance, lucidité et responsabilité.

______

(*) Florence Blatrix-Contat est agrégée d'économie, ancienne élue locale, elle est sénatrice de l'Ain et secrétaire nationale du Parti Socialiste en charge des comptes publics.  Brice Gaillard est docteur en sciences politiques, spécialiste des questions budgétaires et fiscales, et est secrétaire national du Parti Socialiste en charge des finances publiques.

Florence Blatrix-Contat et Brice Gaillard

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »