• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « Quand on en appelle à la responsabilité citoyenne pour masquer l’irresponsabilité publique, c’est le contrat social qu’on éreinte »

Philippe Naccache et Julien Pillot

Publié le 22 juillet 2026 à 10:40

Philippe Naccache et Julien Pillot

Philippe Naccache et Julien Pillot

DR

Le Quotidien Numérique

22 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Face à la multiplication des canicules, les « toits frais » sont en plein essor

  • 2

    Guerre au Moyen-Orient : pourquoi les banques européennes coupent le crédit aux ménages et aux entreprises

  • 3

    En Bretagne, les foyers de personnes seules vont transformer les territoires d'ici à 2050

  • 4

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 5

    Farnborough : JetZero en piste pour produire son audacieuse aile volante, futur rival d’Airbus et de Boeing

  • 6

    Alerte à la fraude bancaire, analyse d’image : on a assisté à la démo d'ArgonOS, le prochain logiciel du renseignement intérieur

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Il y a quelques jours Franck Louvrier, le maire LR de La Baule, appelait les parlementaires à s’emparer du sujet des chasses d’eau des Français, lesquelles seraient responsables d’un important gaspillage d’eau potable peu acceptable, à plus forte raison en période de canicule.

Si le problème est réel, quoique légèrement amplifié (là où Franck Louvrier évoque le chiffre de 9L d’eau par chasse, la consommation des modèles modernes oscille plutôt entre 3L et 6L), on peut néanmoins s’interroger quant à la nature et à l’efficience des mesures qu’il pousse dans le débat public pour régler le problème. 

Par Philippe Naccache et Julien Pillot, enseignants-Chercheurs, Inseec Grande Ecole, Groupe Omnes Education

Qu’il s’agisse de demander aux particuliers de s’équiper de chasses d’eau plus économes, ou d’imposer aux promoteurs immobiliers de doter les nouvelles constructions d’un circuit secondaire dédié aux eaux usées, on comprend que la logique est toujours la même : faire reposer sur le particulier, de façon directe ou indirecte, le coût de l’adaptation au changement climatique, là où la responsabilité de la puissance publique est pourtant sans commune mesure. Faut-il rappeler à Franck Louvrier que le rendement de notre réseau de distribution d’eau potable n’est que de 81% ? Et que chaque année, ce sont près d’un milliard de m3 d’eau potable qui se perdent dans les fuites de canalisation, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 16 à 18,5 millions d’habitants ?

Incapable d’entretenir ses quelque 996000 Km de canalisations, la puissance publique s’en remet donc aux particuliers pour faire en aval ce qu’elle ne veut/peut plus assumer techniquement et/ou financièrement en amont. Ce sujet serait anecdotique s’il ne renvoyait pas à de multiples aspects des politiques de transition écologique. De la rénovation thermique des bâtiments à la climatisation, en passant par l’électrification des modes de chauffage et des usages, la logique de la puissance publique et des politiques est toujours la même. Opérer un tel renversement rhétorique, où le politique tente de se défausser de ses responsabilités en les faisant supporter aux citoyens, est particulièrement dérangeant. Non seulement cette approche revient souvent à traiter les symptômes plutôt que les causes, mais surtout elle nous éloigne de la mise en œuvre des politiques nécessaires pour au moins deux raisons. D’une part, stigmatiser sans cesse les individus ne peut que produire de la polarisation et in fine un rejet massif des politiques de transition et un blocage démocratique. D’autre part, faire reposer le coût de l’adaptation aux particuliers les plus aisés, qui sont déjà les plus taxés par ailleurs, outre de créer une forme de double imposition déguisée, risque d’éroder le consentement à l’impôt.

D’une certaine manière, la puissance publique emprunte aux milieux d’affaires une technique parfaitement maîtrisée consistant à faire porter aux consommateurs les responsabilités qui échoient aux producteurs. 

Ainsi, ce n’est pas le producteur qui est responsable de l’empreinte environnementale de son produit, mais le consommateur qui cherche des prix bas. Ce n’est pas le producteur qui est responsable de ne pas modérer son réseau social et de laisser s’y propager des contenus problématiques, mais le consommateur qui les émet et qui les gobe passivement. Ce n’est pas le producteur qui est responsable de la nocivité de ses produits, mais le consommateur qui s’est mal informé, a sur-consommé ou en fait un usage irresponsable. Et lorsqu’une taxe carbone ou comportementale, un malus écologique ou une obligation de réparation, sera établi pour discipliner les producteurs, les coûts liés à cette mesure seront quasi-systématiquement reportés sur le consommateur.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

 La technique est rodée et elle semble désormais se substituer aux véritables politiques de transition écologique. Par exemple, quand on sait que c’est le microclimat qui alimente la surchauffe des logements, que valent les injonctions à agir uniquement au niveau des habitations ? De même, quand Valérie Masson, dans son article ‘Comprendre les ilots de chaleur urbains’ dans CNRS Le Journal, rappelle que la « concentration des bâtiments et l’imperméabilisation des surfaces » ou encore le béton jouent un rôle plus important dans l’apparition des ilots de chaleurs urbains que la pollution ou la climatisation, pourquoi placer le curseur sur les particuliers ? Le politique voudrait-il détourner l’attention de ses responsabilités en matière d’insuffisance et de retard dans l’adaptation au changement climatique, et se défausser sur le citoyen, qu’il ne s’y prendrait pas autrement. 

Las, le citoyen n’est pas dupe. Il sait résider dans l’un des pays les plus fiscalisés au monde et, à ce titre, attend de la puissance publique qu’elle assume son rôle et toutes ses responsabilités. Cette exigence est à la base même du contrat social Français, lequel n’a jamais semblé aussi fragilisé alors que les partis politiques, tout à leur clientélisme ordinaire face à une société archipélisée, se lancent dans un concours Lépine des propositions les plus symboliques, pour ne pas dire populistes. En cherchant dans la communauté d’en-face un bouc-émissaire facile, pour éviter d’avoir à affronter le caractère systémique du problème. Ici, les propriétaires de piscine. Là, les afficionados de barbecues. Quand ce ne sont pas les voyageurs qui prennent l’avion, les propriétaires de maisons individuelles, les plaisanciers ou les skieurs. Nettement plus simple que d’engager les profondes politiques d’adaptation climatique dont on a besoin, que ce soit au niveau national ou local. 

Avant de demander à la population davantage d’efforts, nos dirigeants politiques devraient assumer leur propre (ir)responsabilité. De celle qui appelle à rendre des comptes à la population quand la septième puissance économique du monde se réveille 23 ans après la canicule de 2003 dans un pays où l’ensemble des hôpitaux et des bâtiments publics recevant des publics fragiles ne sont toujours pas climatisés, en dépit d’une journée de solidarité adoptée en 2004 !

Les Français ont déjà fait beaucoup. Il faudra probablement leur demander encore, mais cela ne peut se faire sans une puissance publique et des politiques en mesure de démontrer leur exemplarité et la bonne gestion du budget public. Le risque est grand de faire voler en éclat le contrat social. Avec les échéances électorales de 2027, ce serait jouer avec le feu dans un pays où, au sens propre comme figuré, le risque d’embrasement est maximal. 

_______

Philippe Naccache et Julien Pillot

Sur le même sujet

Philippe Mills

OPINION. « La France a peut-être raté l'iPhone mais pas l'avion de chasse »

Pendant longtemps nous avons considéré la défense comme une dépense budgétaire avant tout. Nous nous félicitions même d'en encaisser les « dividendes de la paix ». Ce temps est révolu.

Idées & Débats
Etienne Martin

OPINION. « Essais non destructifs : la véritable fragilité de notre réindustrialisation est humaine »

La France investit massivement pour réindustrialiser son économie. Elle relance le nucléaire, modernise ses infrastructures, renforce son industrie de défense et accélère sa transition énergétique.

Idées & Débats
Michel Mangion

OPINION. « Bioéconomie : ne tuons pas l'innovation française »

L'intelligence artificielle monopolise aujourd'hui l'attention médiatique et politique. Pourtant, une autre révolution technologique est en marche : celle de l’économie de la transformation du vivant. Avec la bioéconomie, l’innovation s’ancre également dans les territoires, dans les chaînes de valeur agro-industrielles et dans des écosystèmes régionaux pour faire émerger les technologies du vivant de demain.

Idées & Débats
Edoardo Secchi et Alexandre Del Valle

OPINION. « Sommet de l’OTAN : Trump préfère le despote oriental Erdogan à l’alliée occidentale Meloni »

Pendant deux ans, Giorgia Meloni avait réussi à établir un canal direct avec Donald Trump et à occuper une position privilégiée entre l'Europe et Washington. Puis Trump a fait ce qu'il fait toujours avec ceux qui se rapprochent trop de lui : il les utilise, les humilie, puis les abandonne. Fort avec les faibles (Européens, Canadiens et alliés asiatiques), faible avec les forts (Chine, Russie, Turquie, Inde, etc).

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats