Sans volonté, point de progrès
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Franck Goldnadel, président du directoire des Aéroports de la Côte d'Azur
DR
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Franck Goldnadel, président du directoire des Aéroports de la Côte d'Azur
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Le transport aérien en est un parfait exemple. Il est, comme toute activité humaine, émetteur de gaz à effet de serre et pour beaucoup il ne pourra que l’être de plus en plus.
Pourquoi ? Parce que le trafic mondial est et restera en croissance.
Fatalité ? A les entendre, oui, puisqu’il n’existerait aucune solution, hormis évidemment toutes celles qui visent à contraindre, limiter, interdire et taxer.
Il y aurait pourtant de quoi, sinon se réjouir, du moins saluer les efforts couronnés de succès. Des efforts collectifs, continus, portés par des professionnels de la chaine de l’aviation qui sont des passionnés et persévérants. Des femmes et des hommes engagés et tout autant concernés par le réchauffement climatique que les contempteurs du progrès.
Prenons les éléments dans l’ordre. L’avion émet du CO2 ? C’est un fait, le transport aérien est responsable à hauteur de 3,5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pourtant, 90% des Français, d’après la Chaire Pégase, surestiment la part du transport aérien dans les émissions totales, et un sur deux pense qu’il pèse pour 10% des émissions mondiales. Toujours selon ces chercheurs, un Français sur quatre estime la consommation moyenne d’un avion moderne à 10 litres aux 100 kilomètres. En réalité, un avion moderne consomme 2,7 litres aux 100 kilomètres. Mieux, l’A321Neo affiche une consommation de 1,9 litre aux 100 kilomètres par passager transporté, moins qu’un scooter ! Chacun appréciera. Au rythme des renouvellements de flotte, les progrès en matière de consommation auront un réel impact sur les émissions du transport aérien. Au progrès s’ajoute l’innovation, avec l’arrivée des Sustainable Aviation Fuel (SAF), carburants ayant un bilan carbone 80% moins important que l’actuel kérosène. Avionneurs, motoristes et compagnies sont tous engagés dans le développement d’une filière de production et dans l’incorporation de SAF dans les réservoirs des avions. On pourrait aussi parler des travaux sur des trajectoires de vol moins émissives, ou générant moins de traînée de condensation. Ou encore de la réduction de la masse des aéronefs, de la contribution de l’intelligence artificielle… Quoi qu’il en soit, il y a une volonté claire et un cap défini.
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