Jeu de chaises musicales dans les grandes maisons, Meryl Streep et « watching party » : dans les coulisses de la Fashion week

Au Palazzo Mezzanotte, à la Fashion week de Milan (Italie), le 23 septembre 2025.
LTD/Victor Boyko/Getty Images for Gucci

Au Palazzo Mezzanotte, à la Fashion week de Milan (Italie), le 23 septembre 2025.
LTD/Victor Boyko/Getty Images for Gucci
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Le point mercato. C'est historique : quatorze maisons défilent cette saison avec une nouvelle direction artistique. Parmi les plus applaudies, celle de Rachel Scott chez Proenza Schouler a réussi l'exploit de la collection réalisée en last minute en collaboration avec le duo Jack McCollough et Lazaro Hernandez partis chez Loewe. C'est également un sans-faute pour Louise Trotter qui succède à Mathieu Blazy chez Bottega Veneta (lui, parti chez Chanel) où l'élégance des volumes et des mouvements de franges et de cuir est totalement respectée. La collection de Simone Bellotti pour Jil Sander a quasiment fait l'unanimité avec ses lignes minimalistes fidèles à la marque. Si la première collection pour femme de Jonathan W. Anderson est saluée, celle de Dario Vitale chez Versace divise. Nouveau pavé dans la mare du mercato : après le défilé, Silvia Venturini Fendi a annoncé qu'elle quittait son poste de directrice artistique pour occuper celui de présidente d'honneur.
La Gucci family et son avant-première. Côté mercato, Gucci n'est pas en reste puisque pour sa première collection, Demna Gvasalia (ex-Balenciaga) a mis le paquet sur le storytelling. Ainsi, « la Famiglia » a été présentée en grande pompe avec une vraie-fausse projection du film The Tiger réalisé pour l'occasion. Le soir de l'événement, les amies de la maison, Gwyneth Paltrow, Demi Moore ou encore Lila Moss, ont posé au photo call comme lors des vraies soirées hollywoodiennes. Composée de 37 archétypes chacun présentés dans un cadre de tableau, de la « ragazza » à la star, en passant par « el dirretore » (le directeur), le nerd ou « la gallerista » (la galeriste), la collection de Demna, si elle réhabilite certaines pièces iconiques de Gucci, comme la fourrure en guise de robe du soir, le logo en total look ou encore la ceinture au double G, est aussi une parodie des étiquettes que l'on s'obstine à accoler dans la mode.

Le casting du « Diable s'habille en Prada » en front row. À Milan, Meryl Streep aka Miranda Priestley dans Le diable s'habille en Prada - a enfin rencontré son homologue de la vraie vie, Anna Wintour, vraie (ex-)rédactrice en chef de Vogue. Puis, l'actrice s'est installée en front row du défilé Dolce & Gabbana, vêtue comme son personnage et accompagnée de Nigel (son assistant dans le film) également en « costume » de son personnage. Une insertion de personnages fictifs dans la réalité qui sonne comme une « inception » mais surtout comme un fabuleux coup de com' pour promouvoir la prochaine sortie du nouveau volet du Diable s'habille en Prada, prévue pour mai 2026.
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La « Watching party » : le nouveau défilé,c'est la « fan zone ». Après sa naissance spontanée à Paris en juin, avec la projection du défilé Dior en direct dans un petit bar, l'influenceur et critique de mode Lyas a affiné son concept : donner rendez-vous à ses abonnés qui ne peuvent assister aux défilés pour une projection live de ces derniers. Paris accueille donc la Watching party, dans lacour de la Caserne (dans le 10e) et ce pour toute la durée de la Fashion Week. De quoi réinventer l'expérience du front row et la transformer en un moment de partage et de joie collective, un peu comme une soirée match. La Fashion Week, la nouvelle Ligue des Champions ?
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