ENTRETIEN — L’ex-meneuse de revue vient de confier ses archives personnelles aux Archives nationales, une première pour une artiste française. à 97 ans, la femme engagée, éternelle passionnée, se dévoile intimement.Sa popularité ne s’est jamais fanée. Engagée, libre et passionnée, la chanteuse et meneuse de revue ignore qu’elle est devenue un monument national. Déjà plus de quarante ans, elle mène sans relâche la lutte contre le sida, et depuis 2019, son fonds de dotation Line Renaud-Loulou Gasté attribue chaque année 60.000 euros à une équipe de recherche médicale. À 97 ans, elle vient de faire don de ses archives personnelles aux Archives nationales, une première pour une artiste française.
Quand on arrive chez elle à La Jonchère, aux portes de Paris, inutile d’apporter des fleurs : son jardin en déborde. Seules les roses « Line Renaud » refusent d’éclore. Sans doute pour ne pas lui faire de l’ombre. Après une heure trente d’entretien, aux alentours de 17 heures, elle sourit : « C’est l’heure de l’apéro, le meilleur moment de la journée ! » Tchin ! Notre très chère Line, ou l’art délicieux de vieillir debout, les joues roses et le cœur en fleur.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Une vie de combat à penser aux autres, mais qui pense à vous ?
LINE RENAUD — Je vous rassure, je suis très bien entourée ! J’ai connu Claude Chirac quand elle avait 15 ans et je la considère comme ma fille. Il y a aussi Muriel Robin, Dany Boon et d’autres amis proches. Je ne me suis jamais sentie seule. Heureusement, car je ne suis pas faite pour la solitude.
Derrière votre légendaire joie de vivre, y a-til eu de grands chagrins ?