Bob Sinclar : « J’ai l’impression d’être un préado qui n’a pas entamé sa puberté ! »
Joséphine Simon-Michel (propos recueillis)
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Rencontre avec Bob Sinclar, au sommet, à 55 ans.
LTD/Sébastien Leban
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Ce n'est pas un hasard s'il a choisi ce nom d'artiste, avec une petite modification dans l'orthographe : Bob Saint-Clar, personnage incarné par l'une de ses idoles, Jean-Paul Belmondo, dans Le Magnifique. Mais lorsqu'il n'a pas la main en l'air, l'autre sur le fader, il redevient « Chris », Christophe Le Friant, nom breton qui signifie « sensuel ». Son succès mondial depuis trois décennies aurait pu lui faire perdre les manettes des platines, mais, chez les Le Friant, c'est business family.
Dans les bureaux en plein cœur du Marais, sa maman Chantal gère les comptes et sa compagne, son emploi du temps. Sa sœur Clarisse, journaliste, enchaîne les projets avec son frère adoré, et ses deux enfants, Raphaël et Paloma, 24 et 20 ans, suivent la voie du « pap's ». Pour ce tête‑à-tête de la Saint-Sylvestre, à moi de trouver le bon tempo et de déchiffrer quelques partitions de sa vie pas toujours cotillons et confettis.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Dans ce studio, je vous sens vraiment comme à la maison...
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BOB SINCLAR — Exactement. Maman nous a élevés seule, ma sœur et moi, dans le Marais. Dans les années 1970, le quartier n'était pas celui d'aujourd'hui. Personne ne voulait y habiter car il y avait les Halles de Paris, qui étaient insalubres. Je voyage la moitié de l'année, alors, quand je reviens à Paris, j'ai besoin de retrouver mon cocon familial, le quartier qui m'a vu grandir, ma maman et ma sœur. Ici, c'est mon refuge. Le seul endroit avec des repères.
Sans présence paternelle ?
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