Seth, l’artiste qui a rhabillé l’Assemblée
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Seth signe une fresque murale de 12 mètres qu'il a peinte à Nicosie (Chypre) en juin 2024.
LTD / Emily IRVING-SWIFT / AFP
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Seth signe une fresque murale de 12 mètres qu'il a peinte à Nicosie (Chypre) en juin 2024.
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Lorsque Seth déclare tout sourire que « c’est vraiment sympa de peindre partout dans le monde », on le croit sur parole ! Des murs du vieux Shanghai aux palissades des bidonvilles de Nairobi, des camps palestiniens à la ville de Popasna, dans le Donbass ukrainien, détruite par les bombardements russes, en passant par les façades du 13e arrondissement parisien, voilà trente ans que ce « globe painter », comme cette figure du street art aime à se définir, parcourt le monde. Pinceaux, peinture acrylique et bombes de couleurs toujours à portée de mains.
Depuis le 16 juin, Julien Malland (son nom à l’état-civil, lui qui est né à Paris en 1972) est aussi le premier artiste à s’exprimer sur la colonnade du Palais-Bourbon. Jusqu’au 28 septembre, chacun peut contempler sa Marianne rêve, œuvre peinte monumentale imprimée sur une bâche fixée par des sangles sur chacune des 12 colonnes. Cette Marianne juvénile coiffée d’un bonnet phrygien émerge d’une onde aux couleurs de la cocarde tricolore.
« En utilisant la colonnade comme support, je laisse à chacun la liberté de remplir les vides entre chaque colonne, explique l’artiste, diplômé de l’École nationale supérieure des arts décoratifs, qui a financé lui-même sa création avec une contribution de l’Assemblée. Malgré sa jeunesse, Marianne est déterminée dans sa progression. Elle nous invite à la suivre, à ne pas avoir peur. Au loin, l’aube ou le crépuscule l’attendent : à chacun son interprétation. »