Réinstaurer du liant économique, de la confiance et du respect. Voilà quelle était l’ambition de l’Élysée en réunissant par visioconférence le « Sommet de Convergence mondiale pour la croissance », en amont du G7, qui s’est tenu à Évian à la mi-juin. « Ce sommet vise à initier une coopération entre les économies systémiques et émergentes pour apaiser les tensions et créer les conditions d’une croissance équilibrée, durable et partagée », justifiait alors l’entourage du chef de l’État, qui est parvenu à réunir notamment des représentants américains et chinois.
Et pour cause, jamais l’économie mondiale n’a semblé aussi chahutée et secouée sur sa forme la plus pragmatique : ses échanges commerciaux. Depuis plusieurs mois, si ce n’est plus, les blocages voire les restrictions à l’exportation se multiplient, sur décision politique. Les terres rares chinoises en 2025 ont été l’exemple le plus frappant de ces tensions, mais il en est de même pour certains minerais critiques sourcés en Afrique et qui alimentent le monde entier.
Toujours d’actualité, les droits de douane instaurés par l’administration américaine ont eu un impact sur les échanges, l’Europe se trouvant dorénavant sous la pression commerciale de la puissance exportatrice chinoise. Enfin, le blocage du Détroit d’Ormuz, point de passage clé pour les flux mondiaux de nombreuses matières premières clés qui dépassent les hydrocarbures, impactera durablement les économies de toute la planète.