Nos 8 vins coups de cœur à déguster entre copains

Découvrez notre sélection idéale pour boire du vin entre amis.
LTD/Shutterstock / Jacob Lund

Découvrez notre sélection idéale pour boire du vin entre amis.
LTD/Shutterstock / Jacob Lund
Chacun leur donne sa propre définition, quand il ne les associe pas à un contexte bien particulier. Pour la majorité, les « vins de copains » sont ces bouteilles que l’on ouvre sans tourner autour du pot ni en faire tout un plat, avec la spontanéité des amitiés authentiques. Gloire à elles, enfin, si elles mènent à tout sauf à la banqueroute de ceux qui la servent.
Issu d’une famille de vignerons du Cabardès (Clos de Manzotte, Pays-d’oc), Henri de Vergeron est aussi connu pour sa curiosité de dégustateur et de bon vivant, qu’il partage généreusement sur Instagram (@lescanonsderiton). « Je n’ai pas le vin snob et sais ce que ça coûte de faire pousser des raisins, dit-il, voyant dans le vin de copains un vin joyeux, qui coulisse bien, sans tanins accrocheurs ».
Mais ses escapades au gré des terroirs lui offrent aussi l’occasion de goûter les vins de ses amis vignerons… ou de se faire plaisir avec un grand cru d’allocation dont un comparse aux moyens plus extensibles fait profiter ses potes. Pas de meilleur trait d’union social, donc, que ces partages instinctifs et sans protocole. Faites le test : si le vin ne prend pas le dessus sur la discussion, alors vous êtes bien face à un vin de copains.
L’Avi est Belle – Christophe Avi (Vin de France)
Colombard, petit et gros mansengs du Lot-et-Garonne restituent à eux trois l’esprit bonhomme et festif de ce petit coin de France où les verres s’entrechoquent sans tralala. Sapidité réconfortante et attaque aussi franche qu’un air de bandas joué sur la place du village.
👛 10,50 euros.
🌐 christopheavi.com
Grand Ardèche – Louis Latour (Ardèche)
Riche idée qu’eut la célèbre maison bourguignonne de s’exiler jusque sur les sols argilo-calcaires ardéchois pour élaborer un 100 % chardonnay solaire ! Ladite cuvée jaune clair s’apprécie tout l’hiver avec une charcuterie d’élite, comme en été autour d’un ramequin de friture juste pêchée. Heureusement pour les fans, elle existe aussi en magnum.
👛 14,90 euros.
🌐 louislatour.com
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Brouilly – Domaine des Fournelles (Beaujolais)
Du fruit – ou plutôt des fruits (mûre, figue, prune) – qui ne s’en laisse pas conter, a fortiori si le nectar glisse dans le gosier de joyeux drilles. La propriété de Guillaume Dumontet est plus XS que XXL (8 hectares seulement) : preuve que l’on peut faire du (très) grand avec peu.
👛 12,50 euros.
🌐 domainedesfournelles.com
Solus – Château de Caraguilhes (Corbières-Boutenac)
Pas le moins cher des vins du Languedoc, mais un rapport prix-plaisir de compétition. Solaire, tendu, mêlant grains de café torréfiés et fruits noirs, il a pour (excellente) habitude de faire l’unanimité sitôt que les esprits bon enfant s’échauffent autour de la barrique.
👛 22 euros.
🌐 caraguilhes.fr
Cuvée Fanny – La Haille (Côtes-de-Gascogne)
La syrah brosse ici le merlot dans le sens du poil, d’où cette enveloppe tanique qui n’oublie pas de laisser s’exprimer le fruit, le terroir et les épices. Une pièce du boucher à partager et quelques frites à la graisse d’oie plus tard, l’extase n’est plus très loin.
👛 10 euros.
🌐 lahaille.com
Le Temple – Château Bas (Coteaux-d’Aix-en-Provence)
De l’ardeur, de l’ampleur et de l’amabilité : on apprécie souvent dans un vin les mêmes qualités que chez ses amis. Trois cépages blancs élevés sous le ciel provençal se chargeront ici de secouer avec élégance quelques huîtres ouvertes au débotté et sans scrupule aucun.
👛 16 euros.
🌐 chateaubas.com
À l’orée du bois – Domaine de la Ville Rouge (Drôme)
Refaire le monde et se souvenir de ses 20 ans en sifflant un flacon issu de vignes du même âge, cela ne se refuse pas. L’acacia, les fleurs et les fruits à noyau de ce mix entre viognier et chardonnay n’ont pas leur pareil pour sonner l’heure de l’apéro (bio, qui plus est !).
👛16 euros.
🌐 domainedelavillerouge.fr
Gandolfi – Domaine Le Novi (Vin de France)
Il a le côté nature du Luberon et le panache d’une chouette semblable à celle de l’étiquette. Son nez fleuri ouvre l’appétit autant qu’il peut délier les langues : parfait pour quelques confidences tardives à la lueur de quilles dégoulinantes de cire.
👛 11 euros.
🌐 domainelenovi.com
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Les Griottes, jeune et joli
Qui va là ? Le gamay star signé Chermette, rarement descendu sous la barre des 88/100 à la dégustation. Effet casquette niveau zéro pour ce beaujolais qui a aussi l’atout de garder tout son allant après une heure passée au réfrigérateur.
Empreintes digitales. Celles d’un enfant des vignes, droit dans ses bottes, des parcelles jusqu’au chai. Figure emblématique du terroir des Pierres Dorées, Pierre-Marie Chermette a passé le relais en 2023 à son fils Jean-Étienne, non sans garder un œil attentif (et rieur) sur la vinification.
De face et de profil. Cerises rubis tendance bonbon, donc forcément addictif. Doté de la fraîcheur de son vieillissement en cuve béton, il reste gourmand comme un mâchon lyonnais. Inutile d’essayer de s’en méfier : c’est peine perdue.
En quête de proximité. Ni les guindés, ni les cérémonieux, ni les protocolaires.
Les vrais amis, en somme.
Meilleurs complices. N’importe quelle viande à la plancha ou un appétissant buffet raccord avec la saison. Variante asiatique possible, si vous conviez tout le mondeà une soirée bo bun.
Garde à vue. Deux ans. Méfiance : ça part vite…
Règlement de comptes. 9,50 euros pour le 2024. Une paille !
Famille Chermette,à Saint-Vérand (Rhône). 📞 Tél. : 04 74 71 79 42. 🌐 chermette.fr