ENTRETIEN – Avec « Les Figurants », clin d’œil au 7e art, l’actrice et réalisatrice signe sa première mise en scène, présentée à partir de samedi 27 juin dans la programmation off d’Avignon.Le temps d’un café matinal, un lundi de juin au coin du Théâtre Saint-Martin, elle arrive un rien en retard mais souriante, appliquée et détendue aux commandes de son gros vélo électrique familial. Valérie Donzelli ne traînera pas trop car elle doit déjà rejoindre avant midi son autre famille du moment : la troupe de comédiens avec laquelle elle répète chaque jour sa toute première mise en scène pour le théâtre, Les Figurants, première pièce écrite par Delphine de Vigan. Une comédie dramatique pensée pour six acteurs parmi lesquels la mannequin Audrey Marnay, encore jamais vue au théâtre.
Beaucoup de premières fois, donc, ce dont Valérie Donzelli, fidèle à son esprit d’aventure, se réjouit quand bien même Delphine de Vigan n’est pas inconnue des plateaux où plusieurs de ses fictions ont déjà été adaptées (Jours sans faim, Les Gratitudes, No et moi).
Donzelli, elle, n’avait jusque-là entretenu qu’un rapport indirect avec le théâtre. En 2012 (2013 ?), elle avait ainsi tourné Que d’amour avec les acteurs du Français, en extérieur à la manière d’un téléfilm, tout en conservant l’intrigue et la langue de Marivaux dans Les Jeux de l’amour et du hasard.
LA TRIBUNE DIMANCHE – Rêviez-vous de retrouver le théâtre, vous qui avez commencé par cet art ?
VALÉRIE DONZELLI – Non, je n’avais pas spécialement de velléité à faire du théâtre. Oui, j’ai commencé par ça, en suivant des cours d’art dramatique… et en ratant le concours d’entrée au Conservatoire national à 25 ans. Je ne savais pas ce que je voulais faire, je désirais simplement jouer et m’amuser. J’aurais pu tout aussi bien faire de la chanson. C’est arrivé comme ça, un hasard de la vie.