• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimancheOpinions

OPINION. « Des lions, du sport et du droit », par Charles-Stéphane Marchiani, avocat

Photo de La Tribune Dimanche - Rédaction

Par Charles-Stéphane Marchiani, avocat, docteur en droit, associé fondateur de Kimia Avocats

Publié le 27 juin 2026 à 14:45

L'avocat Charles-Stéphane Marchiani.

L'avocat Charles-Stéphane Marchiani.

LTD/DR

La Tribune Dimanche

N142 ● 21 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Dette publique : « Tout se met en place pour être progressivement étranglé », prévient Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

  • 2

    À Saint-Nazaire, la montée en cadence met la logistique des Chantiers de l’Atlantique sous tension

  • 3

    États-Unis : la croissance américaine révisée en nette hausse, l'inflation au plus haut depuis trois ans

  • 4

    Boris Cyrulnik : « Jamais je n'aurais imaginé revivre ce cauchemar »

  • 5

    « Touche pas à mon télétravail » : chez Airbus, la grogne monte face à un renforcement de la présence au bureau

  • 6

    Canicule : le gouvernement va prolonger les soldes d'été

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
L'avocat Charles-Stéphane Marchiani revient sur les suites juridiques de la finale controversée de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 opposant le Maroc au Sénégal. Le Tribunal arbitral du sport de Genève devrait prochainement trancher le différend entre les deux nations.

À l’occasion de l’Aïd-El-Adha, le roi du Maroc a décidé de gracier les supporteurs sénégalais condamnés à la suite des violences qui ont entaché la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 (CAN). Quinze supporteurs sénégalais encore détenus ont pu rentrer chez eux alors que certains devaient encore purger de longs mois de détention.

Cette mesure de clémence est sous-tendue par les « relations séculaires fraternelles » qui lient ces deux nations, la République du Sénégal et le Royaume du Maroc. Elle montre qu’entre ces deux pays, l’estime et la bienveillance, représentent depuis toujours des valeurs partagées.

A LIRE AUSSI

Maroc – Sénégal : « La signature de nouveaux accords nous ramène à la réalité géostratégique »

Cette décision éclaire également l’action marocaine initiée devant les organes compétents de la Confédération africaine de football (CAF), et aujourd’hui portée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Genève. Elle illustre, en effet, la volonté de tourner la page d’une polémique sportive passionnée pour laisser place à l’intervention d’une décision de justice, sereine et argumentée.

Terrain déserté

Les images firent le tour de la planète tant elles étaient insolites et regrettables. Le 18 janvier dernier, en pleine finale de la CAN, les joueurs sénégalais ont, de leur propre initiative, quitté le terrain et sont rentrés aux vestiaires sous la houlette de leur sélectionneur. Ceux-ci entendaient contester la décision arbitrale d’octroyer un pénalty à l’équipe marocaine. Le match ayant été, de ce fait, interrompu de longues minutes, la physionomie de la finale en a été irrémédiablement bouleversée, au grand regret des nombreux spectateurs, sportifs ou simplement amoureux du ballon rond.

Pour le Maroc, pays organisateur de la CAN et dont l’équipe jouait la finale, un tel évènement ne pouvait pas rester sans suite juridique. La Fédération royale marocaine a donc saisi les instances compétentes de la Confédération africaine de football (CAF), afin que soient tirées toutes les conséquences du comportement de l’équipe sénégalaise.

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

Arbitrage en question

Les règles applicables à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, telles qu’elles ont été acceptées par toutes les équipes participantes, sont claires. Une équipe qui quitte le terrain avant la fin du temps réglementaire sans autorisation de l’arbitre, est déclarée perdante.

Du point de vue de la Fédération sénégalaise de football, l’arbitre de la rencontre n’ayant pas sanctionné sur le moment l’abandon du terrain, il n’y aurait plus de sanction possible (règle du field of play). Cette position peut sembler paradoxale étant donné que c’est justement une décision de l’arbitre qui est à l’origine du retour intempestif aux vestiaires des joueurs sénégalais. Elle doit néanmoins être entendue.

A LIRE AUSSI

Football : comment la CAN marque le coup d'envoi d'une nouvelle ère marocaine

L’instance d’appel de la CAF a appliqué le règlement et le TAS a été légalement saisi. Chaque partie prépare ses arguments, réunit ses preuves et plaidera sa cause. Chacun se fera ainsi son opinion sur les mérites des causes défendues, mais un écueil doit être évité : considérer qu’une décision de justice ne pourrait pas revenir sur le déroulé d’une épreuve sportive. C’est le propre de toute justice - civile, pénale, sportive - que de passer a posteriori, dans le calme de débats formalisés, d’échanges contradictoires sans la passion inhérente aux évènements concernés.

Garde-fou

Cette possibilité de saisir après coup une instance juridictionnelle est un garde-fou essentiel dans les compétitions sportives, naturellement porteuses d’émotions, de tensions et de pressions. Elle justifie l’axiome selon lequel “on ne se fait pas justice à soi-même” sous le prétexte d’une décision arbitrale infondée ou d’un comportement adverse irrégulier.

C’est d’ailleurs sans doute pour cette raison que les joueurs marocains n’ont pas eux-mêmes arrêté la partie après le départ de leurs compétiteurs mais simplement attendu sur le terrain le retour de l’équipe adverse.

A LIRE AUSSI

CEPAC Vélodrome, un naming très « territorial » pour l’Olympique de Marseille

Dans ce contexte, les mots du président sénégalais à Nairobi, lors du sommet Forward Africa, qui, évoquant le début de l’année 2026, a déclaré « Nous avons démarré avec un titre de champion d’Afrique » étonnent. Ils semblent faire peu de cas de la décision d’une institution panafricaine comme l’organe d’appel de la CAF.

Ingérence politique

Surtout cette déclaration peut être considérée comme une ingérence politique dans une procédure pendante devant le TAS. Si le roi du Maroc avait tenu de tels propos, beaucoup y auraient vu, à juste titre, une atteinte à la séparation des pouvoirs.

Le TAS rendra une décision arbitrale ayant autorité de la chose jugée. Laissons la justice faire son œuvre pour que soit tranché ce différend entre la Fédération royale marocaine de football et la Fédération sénégalaise de football, et souhaitons aux lions de la Teranga comme aux lions de l’Atlas une belle coupe du monde.

Par Charles-Stéphane Marchiani, avocat, docteur en droit, associé fondateur de Kimia Avocats

Sur le même sujet

« On les appelle cow-boys », dimanche à 23 heures sur France 5. «Hapiness », à partir de lundi sur la plateforme Arte.tv, et la chaîne YouTube d’Arte.
Culture & Tendance

Benjamin Brillaud (Nota Bene) : le YouTubeur qui rend l’histoire populaire

Sophie Gaugain, Zouhourya Mouayad Ben et Pierre Lacaze.
Opinions

OPINION. Violences faites aux femmes et aux enfants : « Nous, élus locaux, attendons des actes et des moyens »

Pierre-Olivier Sur, avocat pénaliste et bâtonnier.
Opinions

OPINION. « Crise de la justice : deux propositions immédiates de réforme », par Pierre-Olivier Sur, avocat pénaliste

Un panneau de soldes est affiché dans un centre commercial à Salaise-sur-Sanne, dans l’Isère, en France, le 24 juin 2026, marquant le premier jour des soldes d’été pendant une vague de chaleur historique.
Société

Canicule : le gouvernement va prolonger les soldes d'été

Découvrez la recette de la semaine d'Anne Etorre : les calamars à l’armoricaine.
Gastronomie & Sorties

Calamars à l’armoricaine. La recette d’Anne Etorre

Les deux fédérations concernées ont protesté auprès de la FIFA après la désignation de ce match.
Sports

Coupe du monde : Iran-Égypte, un « match des fiertés » qui dérange les supporters des deux nations
Premium

François Kalfon en session plénière du Parlement européen – Inversion de l’interdiction de vente de voitures thermiques dans l’UE.
Opinions

OPINION. « Monsieur Castex, agissons maintenant plutôt que de subir », par François Kalfon, député européen

L'exposition "Africa Fashion" est visible au musée du quai Branly-Jacques Chirac jusqu'au 12 juillet.
Gastronomie & Sorties

Le musée du Quai Branly fête ses 20 ans avec l'exposition « Africa Fashion »