Marine Delplace, gagnante de la « Star Academy » 2025 : « Je ne m’attendais pas à autant de méchanceté »
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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À Paris, le 21 janvier.
LTD/Denis Allard/Leextra
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Une impression de retenue, presque d’agacement d’être là. Ses yeux glissent, s’échappent, reviennent. Pas d’effusions, une distance presque protectrice. On pourrait la croire hautaine. Ou simplement ailleurs. Peut-être encore sur son petit nuage : elle vient de remplir son premier Olympia, un succès éclatant qui confirme sa victoire à la Star Academy en 2025 face à Ebony.
Marine Delplace ne cherche pas à séduire. Elle observe, elle jauge, elle se protège. Sa réserve est peut-être aussi générationnelle, une méfiance instinctive à l’égard de l’exposition permanente. Un parcours fulgurant pour la Chti de 25 ans qui se destinait au métier de dentiste. Autrice, compositrice et interprète, elle écrit ses textes comme on dépose une vérité, mais ne se laisse pas entièrement approcher. Une « fille ordinaire », selon le titre qu’Eddy de Pretto lui a offert. Ordinaire ? Peut-être. Lisible ? Pas tout à fait.
LA TRIBUNE DIMANCHE – Abandonner votre carrière de dentiste pour tenter votre chance dans la musique… C’était assez audacieux, non ?
MARINE DELPLACE – La musique a toujours été une passion, un rêve incertain, mais j’ai fait le choix raisonnable de poursuivre mes sept années d’études en dentaire jusqu’à l’obtention de mon diplôme. Et plus le temps passait, plus une frustration s’installait. J’observais mes amis dentistes profondément passionnés par leur métier alors que chez moi, l’élan n’était pas le même. Je ne pense pas que j’aurais eu une mauvaise vie en exerçant ce métier, mais j’avais cette conviction qu’on ne peut pas ignorer ce qui nous fait vibrer.
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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