OPINION. « Nommer une femme en tant que secrétaire générale des Nations Unies constituerait un signal fort », par les Leaders pour la Paix (LPP)

Les leaders pour la paix.
LTD/Donia Kaouach

Les leaders pour la paix.
LTD/Donia Kaouach
Alors que le conflit avec l’Iran entre dans sa onzième semaine, que la guerre se poursuit en Ukraine, qu’un cessez-le-feu au Liban reste fragile et que les violences au Soudan perdurent, les populations palestiniennes continuent de subir les effets d’une occupation illégale. L’accumulation de ces crises alimente une montée préoccupante des tensions entre les puissances les plus armées de la planète, avec des conséquences potentiellement dramatiques pour l’ensemble de la communauté internationale.
Dans ce contexte, la Charte des Nations Unies comme les Conventions de Genève sont ouvertement bafouées. Le Conseil de sécurité apparaît paralysé, tandis que les efforts diplomatiques peinent à produire des résultats. Les conflits en Iran et en Ukraine entraînent déjà des répercussions économiques majeures à l’échelle mondiale, exacerbant les enjeux de sécurité énergétique et alimentaire. L’inflation qui en découle frappe en priorité les populations les plus vulnérables.
Par ailleurs, les opérations militaires dans la région du Golfe et dans le détroit d’Ormuz illustrent, avec une acuité renouvelée, les dérives et les dangers de l’unilatéralisme. Face à ces défis, les Leaders pour la Paix (LPP) réaffirment leur attachement indéfectible à la diplomatie et au respect du droit international. Convaincus que les différends doivent être réglés par des moyens pacifiques et légaux, ils se tiennent prêts à coopérer avec les gouvernements et les organisations engagés en faveur du multilatéralisme et de l’État de droit.
La communauté internationale ne peut se permettre de voir s’éroder les mécanismes de coopération intergouvernementale établis sous l’égide des Nations Unies. Une coalition d’acteurs responsables peut encore susciter une mobilisation politique capable de défendre et de revitaliser le multilatéralisme. Cela suppose un sursaut de responsabilité intergénérationnelle, rassemblant toutes les forces prêtes à œuvrer pour la paix, le développement durable et une gouvernance mondiale plus efficace.
À l’heure où les Nations Unies s’apprêtent à désigner un nouveau ou une nouvelle Secrétaire général(e), les LPP appellent à soutenir des candidats expérimentés, porteurs d’une vision claire et à même de répondre à la complexité du moment. Le/la futur(e) titulaire devra faire preuve d’un engagement sans faille envers la Charte des Nations Unies, tout en conservant l’indépendance nécessaire à l’exercice de ses fonctions.
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Dans un monde soumis à de fortes tensions systémiques, le/la prochain(e) Secrétaire général(e) devra être un véritable artisan du dialogue, doté d’une solide expérience diplomatique. La nomination d’une femme constituerait à cet égard un signal fort, alors que l’Organisation n’a, en près de 80 ans d’existence, été dirigée que par des hommes. Si aucun candidat ne pourra réussir sans l’appui déterminé d’une majorité d’États membres, un mauvais choix pourrait durablement fragiliser le multilatéralisme.
Promouvoir un humanisme adapté au XXIe siècle implique de faire converger les héritages spirituels et culturels vers un projet commun de coopération, en phase avec l’émergence d’un monde multipolaire. Dans cette perspective, tous les pays — quels que soient leur taille ou leur niveau de développement — ont un rôle à jouer. Forts de leurs échanges avec le Saint-Siège, les LPP entendent également dialoguer avec d’autres traditions religieuses afin de favoriser des formes d’interaction plus éclairées et plus pacifiques à l’échelle mondiale.
Fidèles à leur engagement en faveur de l’éducation, les Leaders pour la Paix poursuivront leur action auprès des jeunes, dans un esprit de dialogue entre les générations, pour faire émerger un leadership responsable au service d’un monde plus apaisé.
Liste des signataires :