États-Unis, Mexique, Canada ... Vers une guerre des trois en pleine Coupe du monde ?
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Ils ont finalement décidé d’installer leur camp de base d’entrainement au Mexique. Les 26 joueurs de l’équipe iranienne, leur entraîneur et le staff ne seront plus basés à Tucson en Arizona aux États-Unis comme prévu mais à Tijuana au Mexique. Washington, en guerre contre Téhéran depuis le 28 février, ne semblait pas très heureux de voir traîner les sportifs iraniens sur leur sol en dehors des matchs de la compétition.
Drôle d’édition que cette Coupe du monde 2026. Alors que l’ordre mondial vacille, la compétition se déroule dans trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Quand la Fifa avait fait ce choix en 2018, elle voulait célébrer l’unité de l’Amérique du Nord et alléger la facture pour les pays hôtes.
Huit ans plus tard, le pari de la FIFA se révèle osé. Pas tant à cause de l’organisation et la gestion du flux des centaines de milliers de supporters vers les 16 stades éparpillés entre les trois nations. Mais parce que le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche est venu chahuter la coopération entre les hôtes.
Depuis son premier mandat, le Républicain est obsédé par les frontières, notamment les 3145 kilomètres qui sépare son pays du Mexique. Lors de sa première campagne, en 2016, il affirmait déjà qu’il fallait une barrière physique entre les deux pays pour empêcher les entrées illégales sur le territoire américain. Un tiers de la frontière dispose déjà de clôtures, murs ou barrières.
Depuis son retour à la présidence, le milliardaire a relancé l’idée d’un mur sur l’ensemble et il a multiplié les déportations massives. Pendant les cinq semaines de la compétition, l’administration Trump devra donc collaborer avec un pays qu’il n’a cessé de critiquer pour le peu d’efforts qu’il consacrerait à empêcher les migrants illégaux d’entrer aux États-Unis mais aussi pour son manque de combat envers les cartels de la drogue.
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