La catastrophe Witkoff : la chronique de François Clemenceau
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S’il y a bien un point commun entre toutes les crises que Donald Trump a voulu résoudre au cours de ces treize derniers mois, c’est la force considérable qu’il est capable d’accumuler pour mettre à genoux un pays déjà affaibli – le Venezuela ou l’Iran par exemple – et la faiblesse hallucinante dont il fait preuve avec des puissances de rang égal, comme la Russie et la Chine. Oui, Trump le confirme chaque jour, il est fort avec les faibles et faible avec les forts. À l’image de son ami personnel et ex-partenaire en affaires, choisi pour jouer le nouveau Kissinger d’une Amérique restaurée dans sa grandeur, mais sans en avoir évidemment l’étoffe et la patience, Steve Witkoff.
Avant même qu’il ne remette les pieds à la Maison-Blanche, Donald Trump avait chargé son camarade de « deal » dans l’immobilier – leur amitié remonte aux années 1980 – d’obtenir un accord à Gaza pour y faire libérer les otages du Hamas. Pour Trump, qui reste crédité, grâce à l’influence réelle de son gendre Jared Kushner, du succès des accords d’Abraham (2020), il suffisait d’être déterminé, fort et incitatif. Selon lui, le métier de diplomate de carrière est rongé par une culture de négociation interminable qui nécessite des partenaires avec qui il faut préalablement s’entendre sur l’objectif.