Pour la première fois en 2025, la division des services payants d’Apple – qui compte, entre autres, Apple TV, Music, Pay, Fitness+, mais aussi iCloud et l’App Store (850 millions d’utilisateurs hebdomadaires dans le monde) – a franchi le seuil des 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires.
Cette composante de l’empire valorisé à près de 4 000 milliards de dollars a doublé de taille en cinq ans, pour voir ses revenus dépasser ceux de Walt Disney ou de Tesla. Elle représente aujourd’hui un quart du chiffre d’affaires total d’Apple, mais déjà près de 50 % de ses bénéfices, selon l’analyse de la banque d’affaires J. P. Morgan. Et devrait encore croître de 30 % d’ici à la fin de la décennie.
Plus petite que les autres composantes de la division, la plateforme de SVOD Apple TV n’en effectue pas moins une percée majeure dans un environnement concurrentiel encombré. Face aux mastodontes historiques Netflix et Prime Video (Amazon), le service de streaming, né en 2019, doit aussi affronter Disney+, HBO Max, Peacock ou Paramount+, tous lancés entre 2019 et 2021. Et disposant dès leurs débuts d’énormes catalogues riches de milliers de références dans les films, séries et documentaires, grâce aux contenus accumulés au fil des décennies par leurs propriétaires respectifs.
Sans disposer d’atouts comparables, puisque lancée ex nihilo, Apple TV a réussi à s’imposer en construisant peu à peu une bibliothèque reconnue pour sa qualité, en particulier dans les séries. Avec une prédilection pour la science-fiction (For All Mankind, Silo, Star City, Pluribus et, surtout, Severance, dont la saison 2 a été plébiscitée à l’international), la plateforme engrange aussi succès et récompenses dans la comédie (The Studio, Ted Lasso, Shrinking), les séries dramatiques (The Morning Show, Your Friends & Neighbors) ou d’espionnage (Slow Horses).