Avec « Oiseau », Isabelle Huppert revient dans la cour
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Isabelle Hupert posant sur la scène de la cour d'honneur du Palais des Papes, en juin 2021.
LTD/Alvaro CANOVAS/PARISMATCH/SCOOP
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Isabelle Hupert posant sur la scène de la cour d'honneur du Palais des Papes, en juin 2021.
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La cour est son royaume. En 2000, Isabelle Hupert joua Médée d’Euripide avec Jacques Lassalle ; en 2021, La Cerisaie de Tchekhov. C’est Tiago Rodrigues, pas encore patron du Festival, qui la dirigeait. On la vit aussi lire des textes, brochure s’envolant dans le vent.
Elle revient cet été en compagnie d’une comédienne coréenne aussi belle que douée, Lee Hye-young. Elles se connaissent : elles ont tourné ensemble sous la direction de Hong Sang-soo La Voyageuse (2024). On les écoutera les 15 et 16 juillet à 22 heures dans une lecture-performance mise en scène par Julie Deliquet, qui présenta ici même Welfare d’après Frederick Wiseman, il y a trois ans.
C’est dans le cadre de la programmation coréenne que s’inscrit Oiseau, première partie d’Impossibles Adieux, ouvrage de la romancière et poète prix Nobel de littérature 2024, Han Kang. Un livre puissant, bouleversant, qui date de 2021 et est traduit par Kyungran Choi et Pierre Bisiou pour Grasset. Impossibles Adieux a reçu le Médicis étranger en 2023.
Dans Oiseau, il est question d’amitié, d’un petit perroquet blanc, d’une femme hospitalisée, d’une île, Jeju, d’un soulèvement, d’un massacre épouvantable, autrefois. Et d’une tempête de neige. Une histoire magnifique, un style, la voix d’une artiste immense relayée par deux stars internationales au timbre unique.