Avec Confessions II, Madonna renoue avec ses racines dance et disco
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L'album « Confessions II » est annoncé pour le 3 juillet.
LTD / Rafael Pavarotti
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L'album « Confessions II » est annoncé pour le 3 juillet.
LTD / Rafael Pavarotti
Ce quinzième opus était attendu avec fébrilité par ses fans, qui s’inquiétaient légitimement d’une panne d’inspiration. Il faut dire que ces dernières années Madonna bossait sur son biopic, qu’elle porte à bout de bras depuis cinq ans. Le titre était trouvé – Who’s That Girl ?, évidemment –, le scénario écrit, et le casting s’annonçait impeccable avec l’actrice Julia Garner dans le rôle de la Madone.
Mais des divergences financières avec Universal ont définitivement enterré le projet. « J’ai eu une vie extraordinaire, donc il me fallait un gros budget », a rappelé la Ciccone dans un entretien au magazine Interview – confirmant au passage travailler avec Netflix sur une série autobiographique.
En attendant, Madonna est donc revenue à ses fondamentaux avec cet album présenté comme la suite de son classique Confessions on a Dance Floor, sorti en 2005. L’un des plus iconiques de sa carrière (12 millions d’exemplaires) avec tubes disco-funk inspirés par Abba et Giorgio Moroder (Hung Up…). Elle a même retrouvé le producteur Stuart Price, déjà aux manettes du premier volume.
La démarche ne relève pas d’une grande originalité mais, en cette période sombre, les gens veulent s’amuser, a plaidé Madonna. Elle aussi avait sans doute besoin de lâcher prise après l’échec cuisant de Madame X (500 000 exemplaires, le pire score de sa carrière) et des épreuves plus intimes, les disparitions en 2023 de son frère aîné puis en 2024 de sa belle-mère et de son frère cadet.
Dans le très réussi I Feel So Free, l’un des trois titres déjà dévoilés, Madonna se montre en pop star vulnérable et solitaire, avide de retrouver l’anonymat (« honnêtement, j’aimerais pouvoir être comme les autres ») pour s’oublier sur le dance floor. « Les gens pensent que la musique électronique est superficielle. Ils se trompent. La piste de danse n’est pas qu’un lieu, c’est un seuil. Un espace rituel où le mouvement remplace les mots », rappelait sur ses réseaux la chanteuse née dans les clubs underground de Manhattan au début des années 1980.
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