Est-ce le début, comme l’a immédiatement dit Donald Trump, d’une capitulation ? Ou s’agit-il d’un simple réajustement de la stratégie de l’Iran ? Au matin du samedi 7 mars, dans une allocution télévisée, le président de la République islamique, Massoud Pezechkian, a surpris en présentant « [s]es excuses » à ses voisins du Golfe pour les frappes qu’ils avaient subies depuis huit jours. Le chef de l’État iranien a promis qu’ils ne seraient plus ciblés, à moins que des attaques ne soient lancées depuis leur territoire.
Pourtant, quelques heures plus tard, un drone, manifestement iranien, était abattu dans le ciel de Dubaï. Les Émirats arabes unis affirmaient ensuite avoir intercepté 15 missiles et 119 drones. En fin de journée à Manama, la capitale du Bahreïn, cinq fortes explosions étaient entendues. Le Qatar a aussi été visé. Une façon pour Téhéran de peut-être rappeler que l’art de la guerre passe aussi par le mensonge, domaine dans lequel le régime des mollahs a toujours excellé.
Pour le président américain, peu importe. Ce changement de ton iranien est un aveu de faiblesse. « l’Iran est le loser du Moyen-Orient », a-t-il écrit samedi 7 mars sur son réseau Truth Social. Prévenant dans la foulée que Téhéran allait être « très durement frappé » et les cibles étendues : « Des régions et des groupes de personnes qui n’étaient jusqu’à présent pas considérés comme des cibles sont désormais sérieusement envisagés pour une destruction totale et une mort certaine. » Indéniablement, la puissance de feu américaine et israélienne est impressionnante.