Des divisions règnent au sein de l’administration américaine, entre les faucons, qui prônent la manière forte pour contraindre Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz et à céder sur le nucléaire, et les plus modérés, qui privilégient le dialogue.À en croire le New York Times , les nouveaux plans d’attaque contre l’Iran sont prêts. Ils ont été concoctés cette semaine par les conseillers de la Maison-Blanche pendant que Donald Trump était en visite officielle en Chine. Ils prévoient, selon deux responsables de l’administration américaine chargés du Moyen-Orient cités par le quotidien, des bombardements plus « agressifs » sur des cibles militaires et des infrastructures iraniennes.
Autre option étudiée : le déploiement, hautement risqué, de forces spéciales au sol pour récupérer les quelque 450 kilos d’uranium enrichi que la République islamique conserverait enfouis sous terre. Intox ou vraie menace, les mêmes responsables ont affirmé que les États-Unis et leur allié israélien menaient actuellement des préparatifs intensifs en vue de nouvelles frappes.
S’il semblait acquis que le président américain attend la fin de la séquence chinoise pour bouger sur le dossier iranien, va-t-il pour autant opter pour une reprise du conflit, suspendu depuis la trêve du 7 avril ? La chaîne de télévision israélienne N12 affirmait samedi 16 mai qu’il s’était donné vingt-quatre heures pour prendre une décision.
Jusqu’à ce samedi, les intentions du milliardaire restaient peu lisibles. Vendredi matin, il écrivait sur son réseau Truth Social que la campagne militaire contre l’Iran allait « se poursuivre ». Puis, à bord d’Air Force One qui le ramenait de Pékin, il a évoqué les discussions menées avec Téhéran sur le programme nucléaire, enrageant que Téhéran les fasse traîner.