La chronique de François Clemenceau. Ne jamais faire les choses à moitié
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François Clemenceau
LTD/Fabien Clairefond
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François Clemenceau
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Jacques Prévert avait le génie de faire comprendre en un seul poème toute la souffrance du monde et le cynisme des hommes. Dans Le Chat et l’Oiseau, le félin se rend aux obsèques du volatile et dit à la petite fille inconsolable de ne plus entendre gazouiller son ami : « Si j’avais su que cela te fasse tant de peine, je l’aurais mangé tout entier et puis je t’aurais raconté que je l’avais vu s’envoler ». Et de conclure « il ne faut jamais faire les choses à moitié. »
Dans la bouche du chat, c’est horrible. Dans les diatribes des dirigeants totalitaires du Hamas, on a bien compris que le pogrom du 7 octobre aurait pu durer bien plus longtemps et faire couler tellement plus de sang juif si l’armée israélienne et ses chefs étaient restés paralysés devant tant d’abjection. Dans le projet de Benyamin Netanyahou et de ses partenaires annexionnistes d’extrême droite, la destruction de Gaza jusqu’à forcer ses habitants à fuir la désolation et quitter leur enclave aurait pu continuer quelques mois de plus si Donald Trump et ses alliés européens et arabes n’y avaient pas mis un terme.
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Le président américain aura tout de même toléré de février à août que le Premier ministre d’Israël l’oblige à le suivre dans une course du fait accompli stratégique visant à mettre à genoux tous les ennemis de l’Etat hébreu, sans vraiment de solution politique de long terme autre que la domination absolue.