Argentine : le vrai-faux miracle de Javier Milei
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Le président argentin Javier Milei pendant un meeting à Santa Fe le 23 octobre.
LTD/Cristina Sille/REUTERS
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Le président argentin Javier Milei pendant un meeting à Santa Fe le 23 octobre.
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Comme son allié Donald Trump, Javier Milei se rêve volontiers en Prix Nobel, non pas de la paix, mais bien d’économie. « Si tout se termine bien, ils me le donneront probablement », avait-il fanfaronné lors d’une conférence à Prague en juin 2024.
À défaut d’avoir réussi à convaincre l’Académie royale des sciences de Suède, le président argentin se présente face aux électeurs de son pays dimanche 26 octobre pour un scrutin législatif partiel. Il espère élargir sa base au Parlement pour poursuivre son plan d’austérité et de dérégulation. Mais, pour beaucoup d’Argentins, le « miracle économique » revendiqué par Javier Milei relève en réalité plus du mirage.
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À première vue, le bilan économique de celui qui se présente comme le « premier président libertarien de l’Histoire » est flatteur. En moins de deux ans, son « plan tronçonneuse » a permis de remettre des comptes publics largement déficitaires à l’équilibre et de juguler l’inflation galopante, le tout en faisant reculer la pauvreté. La directrice du Fonds monétaire international Kristalina Georgieva ne tarit pas d’éloge au sujet du « solide programme économique » argentin. L’institution qu’elle dirige prévoit une croissance de 5 % pour le pays sud-américain cette année.