À Chypre, Zelensky attend la validation du prêt européen de 90 milliards à l’Ukraine

Après plusieurs mois de blocage, les Hongrois ont levé leur veto à ce prêt à la suite de la défaite de Viktor Orbán.
LTD/Piroschka van de Wouw/File Photo/File Photo

Après plusieurs mois de blocage, les Hongrois ont levé leur veto à ce prêt à la suite de la défaite de Viktor Orbán.
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Engagée dès le 22 avril, la validation officielle du prêt de 90 milliards d'euros est attendue dans le courant de la journée, avant le dîner entre chefs d'État et de gouvernement à l'Ayia Napa Marina, un site huppé au bord de la mer. Ce prêt représente une aide vitale pour Kiev dont les finances sont à sec.
La présence de Volodymyr Zelensky à Chypre, qui assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne, est « importante symboliquement maintenant que l'argent » de l'UE va permettre de soutenir l'Ukraine face à la Russie en 2026 et 2027, souligne une diplomate européenne, soulagée.
L'UE, qui a déjà fourni près de 200 milliards d'euros à l'Ukraine sous diverses formes depuis le début de l'invasion russe en 2022, s'est engagée fin 2025 à fournir ce prêt pour éviter une faillite de ce pays épuisé financièrement par la guerre et par la fermeture du robinet américain. Les États-Unis ont en effet mis fin à leur aide budgétaire à Kiev début 2025, après le retour au pouvoir de Donald Trump.
L'Union européenne espère que cette somme sera complétée par d'autres pays alliés de l'Ukraine, comme le Japon, le Royaume-Uni, le Canada ou la Norvège, permettant de couvrir l'ensemble des besoins de l'Ukraine pour cette année et la suivante, estimés en décembre à 137 milliards d'euros.
La défaite électorale de Viktor Orbán en Hongrie n'aura pas tardé à se faire ressentir au niveau européen. Après plusieurs mois de blocage, les Hongrois ont levé leur veto à ce prêt. C'est la reprise annoncée de la livraison de pétrole russe à Budapest via un oléoduc traversant l'Ukraine qui a dénoué la situation.
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Les Européens peuvent donc souffler, alors que les responsables de l'UE avaient fustigé l'attitude de Viktor Orbán pendant le précédent sommet de mars à Bruxelles.
Exaspéré par cette paralysie, le président ukrainien avait lui-même tenu des propos peu amènes envers les Européens, jusqu'à se montrer menaçant à l'égard du gouvernement hongrois.
Viktor Orbán ne sera, quant à lui, pas à Chypre. Battu par son rival Péter Magyar aux législatives, le Premier ministre s'apprête à passer la main et a boudé son dernier sommet européen, après 16 ans au pouvoir.
Informelle, la réunion des dirigeants de l'UE les 23 et 24 avril n'appelle pas de décisions majeures. Soulagés en ce qui concerne le prêt à Kiev, les chefs d'État et de gouvernement européens devraient surtout se concentrer sur la guerre au Moyen-Orient.
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