Élections législatives en Hongrie : le dernier combat de Viktor Orbán
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Viktor Orbán lors d'un meeting électoral à Kaposvár, en Hongrie, le 16 mars 2026.
LTD / Marton Monus/ REUTERS
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Viktor Orbán lors d'un meeting électoral à Kaposvár, en Hongrie, le 16 mars 2026.
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Une atmosphère de fin de règne plane sur le pays. Déchirée entre la peur de l’inconnu des pro-Fidesz de Viktor Orbán et l’espoir mêlé de scepticisme des pro-Tisza de l’opposant Péter Magyar, la Hongrie vit un moment historique. À une semaine des élections législatives du 12 avril, Viktor Orbán, 62 ans, devancé dans les sondages par son rival de centre droit Péter Magyar, 45 ans, n’a jamais été aussi près d’être chassé de son poste, après quelque 16 ans de pouvoir.
Où est passé l’anticommuniste fougueux de 1989 qui réclamait le départ des Soviétiques ? Le libéral fringant de 1998, alors plus jeune Premier ministre d’Europe ? Le dirigeant triomphant de 2010, renouant avec le pouvoir après deux mandats d’opposition ? Orbán, usé et vieillissant, agite la psychose de la guerre et l’hostilité envers l’Ukraine afin d’éclipser ses échecs économiques.
Des affiches anti-Zelensky, copie des placards de 2018 contre le milliardaire George Soros, incitent les Hongrois à « ne pas laisser le dernier mot » au président ukrainien, dont le visage, manipulé par l’intelligence artificielle, arbore un rire malicieux. D’autres affiches dépeignent Volodymyr Zelensky et Péter Magyar comme un « risque » pour la Hongrie, présentant les deux hommes comme faisant partie d’un complot visant à renverser le gouvernement.
Le camp Orbán affirme que Magyar aurait pactisé avec Bruxelles et Kiev. L’opposant entraînerait alors la Hongrie dans un conflit avec la Russie et priverait le pays d’une énergie russe bon marché. Les ingérences du Kremlin dans la campagne, les appels du chef de la diplomatie hongroise à son homologue russe, Sergueï Lavrov, et l’opération des services secrets hongrois pour tenter de pirater les serveurs du parti Tisza accablent pourtant Orbán. Le pro-Maga et pro-Poutine, saboteur en chef de l’Union européenne, a bien tenté d’internationaliser sa campagne pour booster ses soutiens.