Corruption, crise budgétaire, difficultés sur le front… Zelensky sous haute pression
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Volodymyr Zelensky en Ukraine, le 28 juin.
LTD/Maxym Marusenko/NurPhoto
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Volodymyr Zelensky en Ukraine, le 28 juin.
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C’est un Volodymyr Zelensky au centre de toutes les pressions qui sera reçu lundi 1er décembre à Paris. Le président ukrainien vient rencontrer Emmanuel Macron pour parler des « conditions d’une paix juste et durable », selon l’Élysée. Mais à Kiev, sur le pavé froid de la rue Bankova, dans les derniers messages vidéo adressés à ses concitoyens, la mine sombre de Zelensky trahit la gravité du moment.
Depuis le déclenchement de l’invasion russe en février 2022, jamais la charge n’aura été aussi lourde sur les épaules du président ukrainien. La démission d’Andriy Yermak, le chef de l’administration présidentielle éclaboussé par un scandale dans le secteur du nucléaire civil, le fragilise au plus mauvais moment.
En plein forcing américain pour signer un accord de paix, le président ukrainien cherche à rassurer ses partenaires occidentaux quant à sa détermination à lutter contre la corruption et tente de les convaincre de la nécessité de maintenir leur soutien à l’Ukraine. Rustem Umerov, secrétaire du Conseil national de défense et de sécurité nationale, et désormais chef de la délégation ukrainienne pour les pourparlers de paix, se trouve déjà en Floride pour de nouvelles tractations autour du plan de Washington.
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L’administration américaine pourrait profiter de la crise pour forcer Volodymyr Zelensky à de nouvelles concessions, en particulier un retrait des forces ukrainiennes des zones de l’oblast de Donetsk encore sous leur contrôle. Un abandon de la « ceinture fortifiée », principale ligne de défense depuis 2014 avec ses bastions stratégiques de Sloviansk et Kramatorsk, équivaudrait pourtant à un suicide politique pour Zelensky.