En Ukraine, le numérique pour faire face à la guerre
Bogdan Bodnar
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky au premier sommet Diia, le 19 décembre 2023.
LTD/IMAGO/PRESIDENT OF UKRAINE/APA/Reuters
Bogdan Bodnar
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky au premier sommet Diia, le 19 décembre 2023.
LTD/IMAGO/PRESIDENT OF UKRAINE/APA/Reuters
Pas de pénurie de kérosène cet été, mais le spectre de files d’attente interminables dans les aéroports
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Stéphane Sitbon-Gomez (France Télévisions) : « Flavie Flament va co-animer le Magazine de la santé la saison prochaine sur France 2 »
L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge
Défense : Safran investit 120 millions d'euros pour tripler la production de gyroscopes à résonateur hémisphérique
Olivier Andriès, directeur général de Safran : « Un pays ne peut pas être souverain sans maîtriser la conception des avions de combat »
L'Ukraine a fait le choix de numériser sa société et de miser sur son industrie technologique pour maintenir son économie à flot. Une stratégie vitale pour continuer à faire tourner la machine malgré le gouffre de la guerre et prouver au monde que le pays n'est pas près de sombrer. Le numérique s'est imposé comme un outil de survie. La vie en temps de guerre passe par une application : Diia, « action » en français. Pensée pour centraliser l'ensemble des documents administratifs ukrainiens, elle s'est enrichie de centaines de fonctionnalités supplémentaires.
En 2024, Time Magazine l'a classée parmi les « meilleures inventions de l'année ». « Après l'invasion, presque du jour au lendemain, nous avons intégré une fonction d'alerte directement dans l'application, explique Valerya Ionan, conseillère au ministère du Numérique, puis nous avons continué à l'adapter aux besoins, en ajoutant notamment une carte indiquant la localisation des abris. Aujourd'hui, les citoyens peuvent signaler la position de troupes russes grâce à une messagerie que nous avons baptisée eEnemy. »
L'application a entraîné une véritable « ubérisation » de l'administration, longtemps engluée dans des habitudes soviétiques. Reflet d'une guerre moderne, elle intègre des fonctionnalités improbables : les soldats peuvent se marier depuis le front, avec la présence virtuelle de leur conjoint et d'un officier d'état civil.
À lire également
Plus de 8.000 unions ont été célébrées à l'aide de cette fonctionnalité. Par ailleurs, les entreprises qui s'enregistrent sur Diia, y compris étrangères, peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt. Une démarche qui permet à l'État de mieux suivre son activité tech, tout en stimulant la création d'entreprises.
Bogdan Bodnar
Passement de jambes en Jacquemus, dunk en Vuitton et revers en Germanier : quand les athlètes font gagner la mode
Pour guérir sa femme, Jackie Stewart applique les méthodes de la F1 à la recherche en médecine
Pologne : Karol Nawrocki ou l’homme à tout défaire
Roland Garros : Alexander Zverev et l’anomalie majeure