France-Israël : les dessous d’une rupture
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L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter.
Mehmet Eser/ZUMA via Reuters
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L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter.
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Ce n’est un secret pour personne. Depuis des mois, les relations entre la France et Israël sont à l’orage. Le nouvel éclair venu cette semaine de l’État hébreu a néanmoins frappé par sa brutalité. C’est depuis Washington que la foudre est tombée. « Nous ne voulons certainement pas que les Français s’immiscent dans ces négociations, a ainsi lâché mardi l’ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, alors qu’il discutait des contours d’une trêve avec le Liban. Nous aimerions les tenir aussi éloignés que possible de pratiquement tout, mais surtout quand il s’agit de négociations de paix. » Une façon d’acter le divorce entre les deux pays ?
À Paris, on assure que « le contact n’est absolument pas rompu » avec Tel-Aviv. Bien sûr, on ne feint pas d’ignorer une situation « compliquée ». Mais on relativise aussi la portée de la saillie de Yechiel Leiter, diplomate très politique et très aligné sur la rhétorique offensive de son gouvernement. On affirme aussi que c’est avec l’ensemble des Européens qu’Israël se brouille. « Certes, le “french bashing” est particulièrement en vogue, affirme une diplomate de haut rang. Mais dans l’histoire de nos relations, on a connu bien pire. Ce genre de phrases est même un grand classique. »