Les biens avec trois chambres ou plus étant ultra-minoritaires dans les grandes villes, de plus en plus de jeunes sont contraints de s’éloigner des métropoles.« Les familles sont les grandes oubliées de la crise du logement », estime Loeiz Bourdic, le patron de PriceHubble en France. Car ce sont bien de ces appartements familiaux que les grandes villes manquent le plus cruellement, en particulier à la location. Dans les communes analysées, les logis de trois chambres et plus pèsent en moyenne seulement 15 % de l’offre de biens à louer. À Paris cette part tombe même à 9 %.
À l’inverse, les grandes villes sont saturées de petits logements. Ainsi, la part des annonces pour des studios et appartements avec une seule chambre oscille autour de 60 % à Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes et Toulouse. Ces biens frôlent les 70 % des marchés locatifs lillois et niçois, alors qu’à Paris ils culminent à 77 %.
Il faut dire que, pour maximiser les rendements, les propriétaires bailleurs ont été de plus en plus nombreux ces dernières années à opter pour la découpe d’appartements. Diviser une grande surface en plusieurs accroît le montant total des loyers perçus, et les petits appartements, plus aisément convertissables en meublés longue ou courte durées, permettent de bénéficier d’une fiscalité encore à ce jour plus avantageuse que la location vide.
3 500 euros en moyenne à Paris
À la vente, l’offre semble en revanche nettement plus équilibrée. Lille, Montpellier, Bordeaux et Nantes apparaissent comme les grandes villes les plus favorables aux familles, avec de 40 % à 45 % d’annonces à l’achat composées de logements d’au moins trois chambres. Le déséquilibre persiste en revanche à Nice et à Paris, avec seulement un quart des offres à la vente pour les appartements familiaux.