SCPI : Un rendement record, mais gare aux pièges avant d’investir
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Une trentaine de SCPI ont, en effet, distribué plus de 6 % brut à leurs clients associés en 2025.
LTD/SARAH MEYSSONNIER/Reuters
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Une trentaine de SCPI ont, en effet, distribué plus de 6 % brut à leurs clients associés en 2025.
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Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) ont distribué, en moyenne, 4,9 % brut (avant impôts) à leurs clients en 2025, la meilleure performance depuis plus de dix ans. Mais, derrière ce bon chiffre se cache une réalité contrastée, certaines d’entre elles traversant une période difficile. Ces sociétés achètent de l’immobilier tertiaire (bureaux, logistique, commerce, santé, etc.), qu’elles mettent en location. Vous y achetez des parts, et elles vous servent, tous les mois ou tous les trimestres, vos loyers au prorata de votre investissement.
Après la guerre en Ukraine, les prix de l’immobilier tertiaire se sont effondrés, ce qui a fait baisser la valeur de celui détenu par les SCPI. Certaines d’entre elles ont été obligées de répercuter, et de baisser le prix des parts achetées par leurs clients. Ce n’est jamais un bon signal et, parmi les épargnants, ceux qui ont voulu vendre leurs parts se sont retrouvés coincés – et le sont parfois encore ! Car, les SCPI ne sont pas liquides : pour vendre vos parts, il faut que quelqu’un vous les rachète… Un tiers des SCPI sont actuellement dans cette situation, avec des parts en attente d’être vendues.
« Les SCPI qui sont à l’arrêt sont plutôt anciennes, investies sur l’unique thématique des bureaux, souvent en France exclusivement et dont la société de gestion est adossée à un groupe bancaire. Si on les écarte, le reste du marché se porte plutôt bien », assure Raphaël Oziel, fondateur de La Boutique des placements. À condition de bien choisir, ce placement de bon père de famille vaut la peine qu’on s’y attarde.