C’est un constat amer pour la filière française du tourisme. D’après une étude commandée auprès de l’Ifop par l’Alliance France Tourisme, l’été 2026 pourrait connaître un net ralentissement des départs. 68 % des Français prévoient de partir au moins une semaine, soit une baisse de 9 points par rapport à 2025 (77 %). Pire encore, seuls 37 % se déclarent certains de partir, contre 50 % en 2025.
« Nous sommes dans une zone grise, avec un certain attentisme généralisé. Il y a un ralentissement de notre activité car nous ne sommes pas à notre niveau de 2025, mais nous ne pouvons pas parler de cassure du marché », observe Cyrille Fradin, le président du groupe Fram, interrogé par La Tribune Dimanche, pour qui l’été pèse pour près de 40 % de son activité sur 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires.
« Dans ce type de conflit, il y a trois phases pour les acteurs du tourisme, expose Jean-François Rial, le PDG de Voyageurs du Monde. Tout d’abord, nous sommes confrontés à une vague d’annulations quand il démarre. Et notre marque y a été confrontée pour un montant total d’annulations de 2 millions d’euros sur 250 millions de chiffre d’affaires, ce qui ne pèse pas lourd. De plus, nous avons réussi à faire partir ailleurs 80 % de cette clientèle, alors que nous sommes très forts au Moyen-Orient. Ensuite arrive la phase de baisse des réservations, que nous connaissons actuellement, puis vient la période dans laquelle les clients s’habituent et réservent à nouveau des voyages. »