À la suite d’affrontements le 24 juillet, le gouvernement Netanyahou a réagi radicalement en lançant une « vaste opération antiterroriste ».Le bilan est lourd, et les conséquences le sont tout autant. Le 24 juillet, une des multiples et quotidiennes provocations de jeunes colons israéliens en Cisjordanie a dégénéré, entraînant la mort de deux d’entre eux et celle de quatre Palestiniens. En représailles, le gouvernement a lancé une « vaste opération antiterroriste », jurant d’« agir avec fermeté » contre ce que Benyamin Netanyahou qualifie d’« attentat meurtrier ».
Les violences ont éclaté dans le village de Tell, dans le nord de la Cisjordanie occupée depuis 1967, dans un contexte de tensions extrêmes depuis les massacres islamistes du 7 octobre 2023. L’armée israélienne a d’abord évoqué une attaque contre des « randonneurs », au secours desquels se seraient rendus les militaires et le service de sécurité de la colonie Havat Gilad, une implantation illégale avancée.
Selon les témoignages recueillis par l’AFP auprès du chef du conseil du village, Walid Zidan, « ce sont les colons qui ont pris d’assaut le village, avec l’intention de tuer, de saccager et d’incendier les biens ». Difficile de « randonner » dans un secteur où ces colons n’ont a priori pas le droit de se rendre. Le groupe aurait été chassé par les villageois et serait ensuite revenu, avec des armes et accompagné par l’armée.
Dans l’échauffourée qui a suivi et dont la vidéo a été diffusée, un Palestinien s’est saisi de l’arme du responsable de la sécurité de la colonie, Benayahu Mellet, le tuant à bout portant avant d’être abattu à son tour, ainsi que trois villageois. Un officier de Tsahal a également été tué.