Du briefing matinal au retour à l’hôtel, nous avons suivi l’arbitre Benoît Millot et son équipe à l’occasion de Paris FC-Lorient, ce vendredi 3 octobre. Une immersion inédite et fascinante. Émouvante aussi.La chambre
Benoît Millot convie ses deux assistants, Christophe Mouysset et Huseyin Ocak, et le quatrième arbitre Karim Abed à un briefing. Les quatre hommes, arrivés la veille dans cet hôtel de l’Ouest parisien en provenance de leurs régions respectives (Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie et Bourgogne-Franche-Comté), viennent d’en finir avec une analyse en visioconférence des matchs de la journée précédente.
Aucune salle n’étant libre, ils se rapatrient dans la chambre de l’arbitre principal, dont la surface donne une idée du prix du mètre carré en région parisienne. Lui au bureau, les trois collègues sur le lit. L’ordinateur sur un pouf, relié à la télé au-dessus. C’est l’occasion de partager des informations et d’évoquer leur collaboration. Ils ne font pas toujours équipe ensemble.
Benoît Millot a préparé une présentation. Précis et direct, il commence par poser le contexte : certes, ce n’est pas l’affiche de la journée, mais, avant la trêve internationale, c’est un « moment de bascule » pour deux clubs aux résultats en dents de scie. Il faudra de la « justesse technique et disciplinaire ». Il dézoome : le foot français fait la part belle à l’engagement physique et au jeu de transition, des données qui s’imposent à leur problématique.
Gros plan sur le match. Quatre montages vidéo, qu’il a extraits de la base de données Wyscout, pour quatre zones de vigilance : l’engagement de la charnière du Paris FC ; celui des attaquants du FC Lorient ; le risque de hors-jeu millimétré du fait de la vista de certains Parisiens ; l’alignement incertain de la défense bretonne.