Ousmane Dembele du PSG fête son but avec Désiré Doué lors du match de la coupe du monde des clubs de la FIFA entre le Paris Saint-Germain et le Real Madrid au stade MetLife le 9 juillet 2025 à East Rutherford, New Jersey.
Personne ne le conteste : Paris est actuellement la meilleure équipe du monde. Il peut le faire de manière officielle en finale du Mondial des clubs contre Chelsea.
Au début, la référence était française. L'Olympique de Marseille, à jamais le premier lauréat de la Ligue des champions, était un phare dans l'obscurité de notre football de club. Le PSG l'a rejoint tout en haut, et l'a même dépassé au palmarès comme à la note artistique. Désormais, les références sont internationales. On n'en est plus à débattre pour savoir où se situe Paris dans l'histoire de France, mais quelle trace cette équipe est en train de laisser dans celle de ce sport.
« Regarder le PSG, c'est comme regarder le Barça de Pep ! Je ne peux pas leur faire un plus grand compliment », a ainsi écrit sur X l'ancien défenseur de Liverpool, Jamie Carragher, au soir de la gifle infligée au Real Madrid, sur le même score que face au voisin de l'Atlético et à l'Inter Miami de Lionel Messi (4-0) lors de la Coupe du monde des clubs aux États-Unis.
Cette virtuosité n'a que six mois d'existence, ce qui biaise les comparaisons avec toutes les dynasties triomphantes, mais les équipes qui ont gagné avec une identité de jeu aussi tranchée sont rares : le football total de l'Ajax Amsterdam, l'AC Milan disruptif d'Arrigo Sacchi, le FC Barcelone de Johan Cruyff puis de Guardiola, ou encore Manchester City, lui aussi pensé par Guardiola.
« Il ne pensait pas obtenir de si bons résultats »
Le PSG de Luis Enrique n'en est qu'au début et s'incrustera, ou pas, dans ce cercle fermé s'il parvient à prolonger ce qu'il est en train de réciter de manière admirable. Mais c'est déjà immense. Surtout d'où il vient.
Avant d'entrer en 2025, le débat sur le style de jeu du club de la capitale portait essentiellement sur les carences d'un système sans vrai attaquant de pointe. Il y avait bien des choses consistantes, aperçues notamment contre le Bayern Munich (défaite 1-0), mais cela se heurtait à une réalité : Paris était à ça de quitter la Ligue des champions sans passer par les huitièmes de finale, ce qui aurait été une première depuis l'arrivée du Qatar.
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