La maison Dior parie sur les États-Unis
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La nouvelle boutique Dior à New York est installée à Manhattan, à l’angle de la 57e Rue et de Madison Avenue.
LTD/JONATHAN TAYLOR
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La nouvelle boutique Dior à New York est installée à Manhattan, à l’angle de la 57e Rue et de Madison Avenue.
LTD/JONATHAN TAYLOR
En janvier prochain, Delphine Arnault fêtera ses trois ans à la tête de Christian Dior Couture. L’aînée des enfants du PDG de LVMH (et sa seule fille) a mis en place ces derniers mois une nouvelle organisation au sein de la deuxième maison, derrière Louis Vuitton, du numéro un mondial du luxe (84,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024).
L’annonce la plus spectaculaire – et la plus décisive pour l’avenir de la marque créée en 1946, avant d’être rachetée par Bernard Arnault en 1984 – reste la nomination en mars 2025 d’un unique directeur artistique pour toutes les activités de Dior : haute couture, prêt-à-porter féminin et masculin, accessoires et souliers. Une première depuis le rôle tenu par Christian Dior lui-même.
Né en Irlande du Nord, fils d’un ancien capitaine de l’équipe nationale de rugby et d’une enseignante, Jonathan Anderson, 41 ans, avait été repéré dès 2013 par Delphine et Bernard Arnault, qui avaient alors investi dans le label personnel du designer. Avant de le nommer à la tête de Loewe, une autre filiale du groupe, à l’époque en déclin.
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Le créateur a su inverser cette tendance en propulsant les ventes de la marque espagnole de 230 millions d’euros à… plus de 1 milliard d’euros en onze ans, selon les estimations de plusieurs analystes financiers. Un exploit que ce spécialiste de produits à la viralité souvent immédiate pourrait réitérer chez Dior, où il a déjà signé deux collections. Dont celle, très remarquée, présentée lors du défilé femme printemps-été 2026 pendant la dernière Fashion Week parisienne.