Emmanuel Grégoire, candidat à la mairie de Paris : « La droite de retour, c’est la grande régression »
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Emmanuel Grégoire à Paris, en décembre 2025.
LTD/Albert Facelly/Divergence
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Emmanuel Grégoire à Paris, en décembre 2025.
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LA TRIBUNE DIMANCHE – Nous sommes à 70 jours du premier tour des municipales, dont la précampagne à Paris a été dominée par les coups d’éclat et propositions de Rachida Dati, votre principale concurrente. Comment entendez-vous reprendre l’initiative ?
EMMANUEL GRÉGOIRE – Quelles propositions a-t-elle faites ? Je n’en ai retenu aucune et je crois que les Parisiens non plus. Rachida Dati est une excellente tiktokeuse, mais je ne la vois pas transformer ses succès d’audience – qui sont, à mon avis, autant motivés par la raillerie que par la conviction. Mes capteurs ne sont ni TikTok, ni X, mais les Parisiens que je rencontre.
Quels sont les grands axes de votre candidature ?
Les Parisiens veulent que leur maire soit à portée de main. C’est une nuance qui me distingue d’Anne Hidalgo. Je veux engager une révolution démocratique en allant à la rencontre des habitants chaque année, dans les 117 conseils de quartier de la ville, en produisant à chaque fois un compte rendu public. Je veux renforcer le rôle des maires d’arrondissement, en matière de sécurité, de propreté et de pilotage des investissements. Cela me permettra de me concentrer sur la construction d’un nouveau Grand Paris.
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Rachida Dati souhaite armer la police municipale et renforcer la vidéosurveillance, notamment sur des zones sensibles comme le Champ-de-Mars, qu’elle veut fermer la nuit. A-t-elle raison ?
Je suis défavorable à l’armement létal de la police municipale et plaide plutôt pour élargir ses compétences. Nos policiers municipaux ne sont même pas autorisés à faire du contrôle d’identité ! L’armement létal ne les aiderait en rien dans leurs missions prioritaires, à savoir la lutte contre les incivilités. Quant à la vidéoprotection, il s’agit, à Paris, d’une compétence exclusive de l’État. Dans les cas où la police jugera cela utile, nous l’accompagnerons. Si Rachida Dati souhaite renforcer la vidéosurveillance, c’est à son gouvernement qu’elle doit le demander.